Earvin N'Gapeth

Volley / Ligue des nations : Au bout du suspense, les Bleus viennent à bout du Brésil

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Au bout du suspense, les volleyeurs français ont arraché la victoire face au Brésil, 3 sets à 2 (22-25, 25-20, 21-25, 25-22, 15-13), pour leurs débuts dans le Final Six de la Ligue des nations, mercredi au Stade Pierre-Mauroy.

Nos Bleus en grande forme. Après un match plein de suspense, les volleyeurs français ont gagné 3 sets à 2 face au Brésil pour leurs débuts dans le Final Six de la Ligue des nations. 

Privés du local de l'étape, le Nordiste Barthélémy Chinenyeze, blessé à la cheville mardi et qui boitait bas mercredi, les joueurs de Laurent Tillie ont parfois manqué de solution au centre et ont souffert du déficit de taille face aux puissants Brésiliens. "On a eu du mal au début car les Brésiliens nous ont mis la pression. Ensuite on a réalisé un superbe match, notamment en défense, a souligné le technicien tricolore. Mais ce n'est que le premier match."

Comme souvent, Earvin N'Gapeth a tenu la baraque (23 points), bien épaulé par un Stephen Boyer de feu (25 points). "On a d'abord joué +petit bras+ peut-être à cause de la pression, puis on a trouvé les solutions. On a été solide en défense et c'est ça qui a fait la différence", s'est félicité N'Gapeth. "Le match a été très serré et cela s'est joué sur des détails. On a commis un peu trop d'erreurs et on a parfois manqué de patience, a regretté Renan Dal Zotto, l'entraîneur du Brésil. Il faudra rebondir demain (jeudi) contre la Serbie".

Peut-être crispés par l'enjeu et le fait de jouer devant leur public, les Bleus avaient un mal fou à entrer dans le match. Rapidement, les Brésiliens creusaient l'écart (6-2) et parvenaient à prendre sept points d'avance (10-3). La France ne s'en ai pas remis, même si la fin du set était meilleure (19-16), sous l'impulsion des deux leaders offensifs, Earvin N'Gapeth et Stephen Boyer. Bien qu'ils se soient rapprochés (23-21), les Tricolores perdaient logiquement le premier set (25-22).

Le début du deuxième s'avérait plus indécis (6-6) mais les Français parvenaient tout de même à se détacher (10-7), grâce à plus de présence au centre. Kevin Le Roux et Nicolas Le Goff venaient en effet soulager N'Gapeth et Boyer (15-11) et malgré un retour des Sud-Américains (16-15), les Bleus remettaient un coup d'accélérateur (20-16) pour finalement empocher la manche (25-20).

Ambiance survoltée

Dans une ambiance survoltée, les Bleus entamaient le troisième set tambour battant (4-1), avant de retomber dans leurs travers en multipliant les approximations. Le Brésil en profitait pour reprendre les commandes (8-7) et s'échapper tout doucement (16-12). La France réagissait et recollait (21-20), mais commettait de nouvelles erreurs qui offraient la manche aux Sud-Américains (25-21).

L'entame du quatrième set était très serrée (6-6) et les Tricolores, parfois au bord de la rupture, maintenaient le cap et creusaient un premier écart (14-10). Mais les Brésiliens faisaient douter les Français et parvenaient à égaliser (16-16). Toutefois, les Bleus remettaient la pression (22-19) et s'adjugeaient la manche (25-22). Le tie-break était très indécis (3-3, 5-5), mais les joueurs de Laurent Tillie étouffaient les Sud-Américains (9-6) et l'emportaient sur une dernière attaque de Le Goff (15-13) qui enflammait le Stade Pierre-Mauroy. Si des doutes persistaient sur l'ambiance qui régnerait dans l'antre habituelle du Losc, les quelque 8.000 supporters, bien aidés par les Bleus et le speaker, les ont vite dissipés. Le pari était risqué, il est déjà réussi.

Avec l'AFP
    

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