Earvin Ngapeth portrait 102015
Le Français Earvin Ngapeth | GUSTAVO SEREBRENICK / BRAZIL PHOTO PRESS

Trois mois de prison avec sursis requis contre Earvin Ngapeth

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Trois mois de prison avec sursis ont été requis lundi contre La star du volley français Earvin Ngapeth, le principal artisan des titres européen et de la Ligue mondiale de l'équipe de France en 2015, pour avoir frappé un contrôleur SNCF.

"La lecture de la procédure démontre suffisamment sa responsabilité", a  justifié la procureure, pour qui le réceptionneur attaquant est "coupable"  d'entrave à la circulation d'un TGV et d'outrage et violence contre un  contrôleur. Les faits remontent au 21 juillet, à 6h35. Tout juste revenu du Brésil, où  il a été élu deux jours plus tôt meilleur joueur du tournoi de la Ligue  mondiale, dans lequel la France a remporté le premier titre international de  son histoire, Earvin Ngapeth monte d'extrême justesse dans un train à  destination de Poitiers, censé partir 2 minutes plus tard. Son frère l'accompagne, mais un troisième homme manque à l'appel. "On a  sauté dans le train. Notre ami est arrivé 30 secondes plus tard", affirme le  volleyeur à la barre. Le contrôleur du train, absent à l'audience, accuse le frère du prévenu  d'avoir bloqué la porte du train. Le ton monte. La star du volley tricolore  l'insulte puis lui donne un coup de poing, déclare-t-il dans sa déposition à la  police. Le joueur, qui faisait la une de l'Equipe le jour des faits, lui a  aussi lancé le quotidien au visage.

"Je voulais juste rentrer chez moi"

"Plusieurs fois, (le contrôleur) nous a répété : +c'est toujours pareil  avec vous+. Je lui ai répondu : +je ne suis pas un voyou+. Je voulais juste rentrer chez moi", s'est défendu Earvin Ngapeth, qui a nié avoir frappé l'agent  de la SNCF mais a reconnu avoir été "très énervé". "S'il n'y a pas eu de coup de poing, comment s'est-il fait une plaie de  sept millimètres (à l'arcade droite) et une ecchymose autour de l'oeil ?", l'a  interrogé la présidente de la cour. La "condescendance se lit en filigrane de cette procédure", a remarqué la  procureure, qui a également requis 3.000 euros d'amende et 1.000 euros pour  entrave à la circulation de train. Pointant "énormément d'incohérences, de contradictions, même entre les  autres agents", qui ont donné "quatre versions différentes" du coup porté au  contrôleur, l'avocat de Earvin Ngapeth, Me Hugues Bouget, a de son côté demandé  la relaxe pour son client. Le délibéré sera rendu le 4 avril.

AFP