Tours face à Paris
Le Tourgeau Cupkovic face au contre parisien formé par Gasparini et Fernandez | MAXPPP - LEMOUSTICPRODUCTION - ANTHONY MASSARDI

SuperCoupes à Coubertin, premier feu d'artifice du volley français en attendant plus

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Pour la première fois, la Ligue nationale de volley (LNV) organise, mardi, deux affrontements entre les meilleures équipes de la saison passée en Ligue A masculine et féminine. A Paris, dans la salle Coubertin, la SuperCoupe masculine, qui existe depuis 2004, est rejointe par son homologue féminine. Tours, auteur du doublé l'an dernier, affronte son dauphin du Paris Volley pour la 5e fois dans cette épreuve, alors que cette soirée de gala s'ouvrira, à 18h30, avec l'opposition entre le RC Cannes et Le Cannet. Le tout 14 jours avant le Tournoi de qualification olympique de l'équipe de France à Berlin, qui pourrait donner un coup de turbo au volley tricolore.

Des places à 10€ pour voir ce qui se fait de mieux en volley en France. Chez les hommes, depuis 2004, la SuperCoupe rassemble le vainqueur de la Coupe de France avec celui du championnat de France. Chez les femmes, la formule n'existait pas. Et pour mettre un peu plus la discipline au centre des projecteurs, la LNV a décidé de placer les deux événements dans un même lieu, une même journée. "A Paris, un 22 décembre, on peut attirer beaucoup de monde, mais cela peut-être difficile aussi", estime Jean-Paul Aloro, le président de la Ligue. L'impossibilité d'organiser la première journée de la Ligue A féminine en un même lieu, comme cela se fait traditionnellement, a poussé les dirigeants à organiser cette soirée "de gala" à quelques jours de Noël.

Mais la contrainte pourrait se transformer en coup de maître. Pour le volley français, c'est en effet le moment où jamais de s'exposer et de créer des événements. Les deux premiers titres de l'Histoire de l'équipe de France (Ligue Mondiale, Euro), avec une Team Yavbou au capitale sympathie très élevé, ont placé ce sport en haut de l'affiche. "La Fédération a bénéficié d'une augmentation des licenciés, et à la Ligue, on a constaté un accroissement de 10 à 12% en moyenne de spectateurs dans les salles. "La dernière SuperCoupe avait été un succès", rappelle Jean-Paul Aloro. Elle faisait suite à une demi-finale des Bleus en championnat du monde en 2014. Cette année, tous les espoirs sont donc permis. D'autant que les affiches sont de qualité.

La Team Yavbou comme détonateur

Tours-Paris, l'affiche est récurrente en SuperCoupe. Aucune équipe n'a inscrit son nom au palmarès de cette épreuve. Ce sera la 5e fois que les deux formations s'affrontent ici, et si les Parisiens mènent (3-1), ils ne doivent leur présence qu'au fait que les Tourangeaux ont réalisé le doublé la saison passée, et qu'ils ont fini à la 2e place en championnat. En 2014, le duel s'était fini en cinq sets (15-13 au 5e), avec une victoire du TVB. Les deux représentants français en Ligue des Champions n'ont pas l'intention de laisser échapper un trophée, d'autant qu'il y a de la revanche dans l'air, puisque Tours a infligé un (3-0) aux Parisiens fin novembre en championnat. Chez les femmes, le RC Cannes, qui accumule les titres de champion de France sans interruption depuis 1998, se méfient du Cannet, qui l'a dominé en finale de Coupe de France. Là-aussi, le suspense est garanti. Et il y aura un soupçon d'émotions en plus pour le Parisien Nicholas Hoag et la Cannoise Myriam Kloster, qui ont respectivement quitté Tours et Le Cannet à l'intersaison.

Malheureusement pour les spectateurs, aucun joueur de l'équipe de France masculine ne sera sur le terrain à Coubertin. Les Tourangeaux Yoann Jaumel et Hubert Henno, présents sur la liste des 22 joueurs appelés pour le stage préparatoire au Tournoi de qualification olympique (TQO), n'ont pas été conservés dans le groupe des 16., qui se réunit... à Tours quatre jours après les SuperCoupes. Et c'est sans doute là que le volley tricolore joue le plus gros. Un stage jusqu'au 3 janvier, avec un match amical contre la Belgique le 29 décembre, puis le TQO avec un premier match, le 6 janvier, face aux champions olympiques en titre, les Russes, voilà ce qui attend la Team Yavbou. "C'est une jeune génération, qui a un énorme potentiel", souligne Jean-Paul Aloro. "C'est la première fois qu'une équipe enchaîne Ligue mondiale et Euro. Tout le monde est derrière cette équipe, même si cela reste incompréhensible de ne pas être qualifié pour les JO après avoir gagné ces deux compétitions." 

Une qualification pour Rio pourrait être un sacré tremplin pour le volley français, notamment en terme de licenciés. "On n'a pas su prendre le train en marche en 1986, lorsqu'on a organisé le championnat du monde. J'étais à l'époque directeur du comité d'organisation", se souvient M. Aloro. "L'expérience a servi." Et d'espérer avec humour: "Si le BHV (basket-hand-volley) pouvait s'inverser et devenir HVB, pour montrer que le volley progresse..." Cette conquête commence à Paris, salle Coubertin,