Antonin Rouzier
Antonin Rouzier au smash | MUSTAFA OZER / AFP

Rouzier: "Très bon pour le volley français"

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Le pointu de Kedzierzyn-Kozle (Pologne) Antonin Rouzier a estimé vendredi que la présence de deux internationaux français, Earvin Ngapeth (Cuneo, Italie) et lui-même, au Final Four de la Ligue des champions messieurs, ce week-end à Omsk (Russie), était "très bonne pour le volley français".

Q: Que représente pour le club et pour vous-même le fait d'être présent à ce Final Four?
R: "Pour le club, c'est une première depuis dix ans, donc ils sont très contents. Et pour moi, c'est un accomplissement, la récompense de tous les  efforts que j'ai faits depuis que je joue au volley. C'est vraiment un rêve de  gamin. Je fais une bonne saison en Pologne. Je suis assez régulier, même s'il y  a eu quelques matches sans. Je suis content de ma progression et de travailler avec un coach hors du commun (l'Argentin Daniel Castellani, ndlr)."

Q: Cela valide-t-il votre choix d'être resté à Kedzierzyn-Kozle?
R: "Oui, parce que l'année dernière j'ai eu quelques propositions pour aller jouer en Russie et j'ai préféré continuer le travail que je faisais ici. Je voulais progresser en Pologne, gagner des titres en Pologne. C'est chose faite (Kedzierzyn-Kozle a remporté la Coupe de Pologne, ndlr). Je n'ai pas envie de m'arrêter là. C'est une étape dans ma carrière. J'espère qu'il y aura encore d'autres Final Four plus tard, mais j'en profite au maximum pour  l'instant."

Q: Vous serez deux Français à Omsk. Est-ce une bonne chose?
R: "C'est vraiment très bon pour le volley français, sachant qu'il se porte assez mal. Je suis ravi pour le volley français et pour l'équipe de France. Et il y aura un Français en finale (les deux équipes s'affrontent en demi-finale,  ndlr). C'est toujours plaisant de jouer contre un coéquipier. Même si on n'est pas en contact. On ne s'appelle pas très souvent, parce que je pense qu'il y a  eu des différends en équipe de France l'été dernier."

Q: Dans quel état d'esprit Kedzierzyn-Kozle aborde-t-il ce tournoi ?
R: "On va tout faire pour essayer d'aller en finale et pourquoi pas gagner le titre. La confiance est là. On n'a peur de personne, on donne notre maximum. On sait que nos individualités sont moins fortes que la plupart des autres équipes. Mais ce qui fait notre force, c'est notre collectif."

Q: Qui est, selon vous, le favori de ce Final Four ?
R: "Le tenant du titre Kazan est le favori, c'est sûr. Novosibirsk fait une bonne saison en Championnat de Russie. Kazan va devoir faire attention à eux. Cuneo et nous sommes deux bonnes équipes, qui l'avons prouvé tout au long de la  compétition. On a gagné presque tous nos matches, excepté ceux contre Trente. A  priori Kazan est au-dessus. Mais après sur un match tout est possible."

Q: Pour parler de l'équipe de France, vous avez regretté récemment de ne pas être en contact avec le sélectionneur Laurent Tillie. Qu'en est-il?
R: "Je n'ai toujours pas eu de contact avec lui depuis que cet article est  sorti. C'est son choix. Ça ne me dérange pas, mais c'est juste qu'on aime bien être suivi en général. Avoir des nouvelles quand on fait une bonne saison, qu'on gagne des titres et qu'on va au Final Four, c'est toujours plaisant."

Q: Vous aviez décliné la sélection pour les qualifications à l'Euro-2013.  Vous verra-t-on sous le maillot bleu cet été?
R: "Pour l'instant, je ne souhaite pas trop en parler. Je préfère me concentrer sur mes objectifs présents, c'est à dire le Final Four et le  Championnat polonais. Et ensuite je réfléchirai pour l'équipe de France."

AFP