Earvin Ngapeth portrait 102015
Le Français Earvin Ngapeth | GUSTAVO SEREBRENICK / BRAZIL PHOTO PRESS

Ngapeth fait appel de sa condamnation pour une agression

Publié le , modifié le

Le volleyeur français Earvin Ngapeth, condamné lundi à trois mois de prison avec sursis pour avoir frappé un contrôleur de la SNCF en juillet dernier, a décidé de faire appel de cette décision, a annoncé son avocat jeudi.

Le conseil du joueur, à l'énoncé du délibéré, avait dénoncé une décision "excessive, même en prenant en compte le tapage médiatique", non "conforme à la réalité du dossier".
L'avocat de la SNCF et du contrôleur, s'était lui dit "satisfait" que le tribunal ait jugé le volleyeur "comme un citoyen lambda qui se permettrait d'agresser un contrôleur".
Earvin Ngapeth, 25 ans, avait également écopé de 3.000 euros d'amende pour des coups portés à ce contrôleur de la SNCF le 21 juillet dernier à 06h35. Il avait en revanche été relaxé du délit d'entrave à la mise en marche d'un train.

Tout juste revenu du Brésil, où il avait été élu deux jours plus tôt meilleur joueur de la Ligue mondiale -- la France y remporta alors le premier tournoi international de son histoire --, Earvin Ngapeth était monté d'extrême justesse dans un train à destination de Poitiers, censé partir deux minutes plus tard, accompagné de son frère. Le contrôleur accuse ce dernier d'avoir bloqué la porte du train pour attendre un troisième homme, avec qui ils comptaient voyager. Puis, le ton montant, la star du volley tricolore l'a insulté et lui a donné un coup de poing, avant de lui jeter au visage le journal "L'Equipe" dont il faisait alors la Une..La procureure avait regretté la "condescendance" se lisant "en filigrane de la procédure" de la part d'un joueur reconnu pour son immense talent, mais abonné ces dernières années aux écarts de conduite, au point d'être surnommé le "Anelka du volley". Entre autres démêlés avec la justice, le tribunal correctionnel de Montpellier l'a condamné en décembre 2014 à trois mois de prison avec sursis pour une rixe en discothèque.

Christian Grégoire