Earvin Ngapeth
L'attaquant de l'Equipe de France Earvin Ngapeth et son sélectionneur Laurent Tillie | JULIEN CROSNIER / DPPI MEDIA

Les volleyeurs français parés pour rejoindre le gratin mondial

Publié le , modifié le

Invaincue lors du premier tour (12 matches, 12 victoires), l’Equipe de France de Volley dispute le Final Four de la Ligue Mondial ce vendredi et samedi à Varna (Bulgarie). L’occasion pour les Bleus de viser une qualification pour le Final Six qui se jouera à Rio du 15 au 19 juillet. Pour cela, il faudra battre l’Argentine en demi-finale (vendredi, 20h40).

Ne pas répéter la même erreur qu’il y a un an. C’est sûrement ce qu’auront en tête les joueurs de l’Equipe de France de volley ce week-end lors du Final Four en Bulgarie. Car l’année dernière, ils avaient manqué d’un rien la qualification pour le Final Six, en se faisant surprendre en finale du Final Four par d’euphoriques Australiens (3-2). Cette année, le voyage sera moins éprouvant que celui jusqu’à Sydney. En terre bulgare, les joueurs de Laurent Tillie tenteront de remporter la finale à quatre de la D2 de la Ligue mondiale. S’ils s’imposent, ils rejoindront le Brésil, les Etats-Unis, l’Italie, la Pologne et la Serbie pour le Final Six, la phase finale de la D1.

"On y va en tant que favoris"

L’attaquant de Modène et de l’Equipe de France, Earvin Ngapeth, n’y va pas par quatre chemins. Pour lui, la France doit se qualifier pour le Final Six. "On est quand même 4e du dernier Championnat du monde (2014, ndlr). Sur la dynamique des dernières années on est au-dessus, donc si on arrive à produire notre jeu, on a beaucoup de chances de passer" a-t-il confié à l’AFP. Il est vrai que les Français arrivent en favoris à Varna pour ce Final Four. Et pour cause : les Bleus sont sortis de leur groupe invaincus avec une impressionnante série de 12 victoires en 12 matches. Des succès certes, mais face à des équipes dont aucune ne figure dans le Top 15 mondial (Japon 21e, République Tchèque 26e, Corée du Sud 16e). Ce sera ce week-end une autre paire de manche, à commencer par l’Argentine ce vendredi, 6e nation mondiale.

Objectif Rio

Le match face aux Argentins permettra aux français de se frotter à une équipe qui leur réussit plutôt bien : vingt-neuf victoires en quarante-neuf matches depuis le premier affrontement, en 1981, et surtout six victoires pour une seule défaite depuis deux ans. Les Bleus arriveront donc avec un ascendant de confiance face à leurs adversaires argentins. Ça ne sera pas forcément le cas samedi. Car en cas de qualification, l’Equipe de France pourrait affronter la Bulgarie (qui affronte la Belgique en demi-finale) dans son antre du Palace of Culture and Sports. L’équipe de Camillo Placi, 9e sélection mondiale, pourrait bien se dresser comme l’épouvantail du week-end pour les Bleus. Ceux qu’ils n’ont jamais battus en compétition officielle et qui les avaient privé des Jeux Olympiques de Londres il y a trois ans pourraient bien venir porter un coup au rêve des Bleus de rejoindre Rio.

Car s’ils se qualifient, Earvin Ngapeth, Antonin Rouzier, Benjamin Toniutti, Jenna Grebennikov et toute leur bande iront défier les cinq autres meilleures nations mondiales lors du Final Six qui aura lieu à Rio du 15 au 19 juillet. Avec pour objectif d’intégrer le groupe 1 de la Ligue Mondiale mais aussi de repérer les lieux. Car en janvier prochain aura lieu le tournoi de qualification pour les Jeux Olympiques de 2016 de Rio. Et une chose est sûre, les Bleus voudront revoir le Brésil.  

Mathieu Aellen