Kevin Tillie
Kevin Tillie au smash... | John MACDOUGALL / AFP

Les Bleus s'offrent la Pologne, championne du monde, et foncent en finale du TQO!

Publié le , modifié le

L'équipe de France de volley n'est plus qu'à une marche de Rio! Bluffante de maîtrise, elle a corrigé (3-0) ce samedi la prestigieuse formation polonaise, sacrée championne du monde en 2014. Après deux sets intenses et accrochés (29-27, 32-30), les Bleus ont déroulé dans la troisième manche (25-19) et valident leur billet pour la finale du Tournoi de qualification olympique, dimanche. Ils y affronteront la Russie, championne olympique en titre.

Un sans-faute. Depuis le début de son TQO, la Team Yavbou, sur un nuage, n'a pas perdu le moindre match. Elle n'a concédé qu'un set, face à la Russie en ouverture. Et a su maintenir cette incroyable dynamique ce samedi, en demi-finale, face à l'ogre polonais, balayé en trois sets. Kevin Tillie, particulièrement solide ce soir, l'a reconnu à la fin du match, au micro de l'Equipe 21 : "Imbattables? Quand on joue comme ça, oui". 

Les deux sets les plus spectaculaires du tournoi

Les deux premiers sets ont pourtant été les plus intenses, les plus difficiles, mais aussi les plus spectaculaires de la semaine pour les Bleus. Dans la première manche, ils ont sauvé trois balles de set. Dans la deuxième, les Polonais en ont sauvé cinq avant de céder. En faisant preuve d'un sang-froid exceptionnel, dans un match tendu où les provocations ont été nombreuses, les Français se sont ouvert les portes de la finale dans la douleur mais avec une sérénité à toute épreuve.

"Il y avait beaucoup d'enjeu, beaucoup de rivalité, éclaire le sélectionneur Laurent Tillie. On a gagné les deux premiers sets sur des détails." Et des exploits, comme ceux de son fils Kevin, impressionnant en défense, ceux du pilier Antonin Rouzier mais aussi et surtout ceux du showman Earvin Ngapeth, auteur encore une fois d'une floppée de coups merveilleux. 

Contre la Russie, "ça sera différent"

Dans l'ultime manche, sonnés, les Polonais ont affiché jusqu'à huit points de retard (8-16), mais les Bleus se sont relâchés et ont mis un peu de temps à conclure. Mais le plus difficile était fait. "C'est beau ce qu'on a fait", s'est félicité Rouzier, certain que les siens peuvent boucler le tournoi, dimanche en finale (16h30), comme ils l'ont commencé mardi : en battant la Russie. "Ça sera différent, prévient toutefois Tillie. Les Russes ont appris à nous connaître et on n'aura pas forcément autant de réussite. Il faut que l'on soit aussi sereins que ce soir." Bizarrement, vu le niveau de confiance des Bleus depuis quelques mois, on n'en doute pas vraiment...