Earvin Ngapeth France Russie
Earvin Ngapeth face à l'immense bloc russe | John MACDOUGALL / AFP

Les Bleus manquent la qualification directe pour les JO

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Battue par la Russie en finale du Tournoi de Qualification Olympique à Berlin (14-25, 25-16, 25-23, 25-21), l'équipe de France n'est pas parvenue à se qualifier directement pour les Jeux Olympiques de Rio. Rattrapée par la fatique après un début de match parfait, la "Team Yavbou" devra en passer par un autre TQO, en mai prochain, pour espérer décrocher son billet pour le Brésil.

L'histoire était presque trop belle et on avait oublié que cette Team Yavbou était vulnérable. Les Russes, que les Français avaient pourtant battus en match d'ouverture, au terme d'une véritable démonstration, ont rappelé cette triste réalité. La France, qui restait sur une série de 27 victoires lors de ses 28 derniers matchs, a perdu la rencontre qu'il ne fallait pas. Celle qui pouvait lui ouvrir en grand les portes pour les JO de Rio. Battus par une équipe aussi solide que revancharde, ils devront en passer par un autre Tournoi de Qualification Olympique en mai prochain au Japon. Une compétition qui offrira quatre tickets pour le Brésil et où le plateau sera certainement moins huppé mais il faudra encore en découdre avec la Pologne, vainqueur de l'Allemagne dans le match pour la 3e place. Il n'empêche, Earvin Ngapeth et les siens se seraient bien passés de ce crochet au Pays du Soleil Levant...

Les Bleus entament pourtant cette finale comme dans un rêve. Dans la continuité de leurs dernières prestations, ils marchent sur l'eau et sur les Russes. La créativité est toujours là, la puissance également. En face, les champions olympiques en titre ne semblent toujours pas comment accrocher cette équipe insaisissable. La balle de premier set est à l'image de cette "Team Yavbou" déchaînée, avec une défense exceptionnelle de Ngapeth qui plonge pour sauver un ballon que Rouzier convertit en attaque gagnante quelques secondes plus tard ! (25-14).

Les Bleus rattrapés par la fatigue

Mais, à force de tirer dessus, le ressort va finir par se casser. Les cinq matchs en cinq jours de ce TQO, considéré par beaucoup comme le plus relevé de l'histoire, grippent soudainement la machine française. Les attaques sont moins tranchantes, les fautes se multiplient en même temps que les Russes, eux, montent en pression. L'entrée en jeu de Markin fait du bien aux hommes d'Alekno et le géant Volvich (2,08m) règle la mire. Surtout, le mur russe ne laisse plus rien passer ou presque. Ngapeth sort bien quelques tours de son sac mais l'arme offensive n°1 des Bleus semble lui aussi légèrement émoussé et les partenaires de Volkov égalisent sans peine à un set partout (25-16).

La troisième manche sera la plus disputée mais les Russes mènent toujours au score. Epuisés par cette course-poursuite, les hommes de Laurent Tillie craquent sur la fin (23-25). Les invectives de Le Goff, qui harangue ses coéquipiers, ne suffisent plus à relancer la machine tricolore. Sur les rotules, le capitaine Toniutti et les siens tentent alors le passage en force, l'exploit individuel, mais ce n'est pas ainsi que cette équipe a conquis la Ligue Mondiale et l'Euro 2015. Un ultime contre de Grankin, comme un symbole, leur a définitivement fermé les portes de Rio (25-21).

Retour sur les dernières heures des Bleus à Berlin : 

La réaction de Laurent Tillie après la défaite : 

Julien Lamotte