Oliver Kieffer smash équipe de France 09 2009
Oliver Kieffer passe à l'offensive | AFP - Mustafa Ozer

Les Bleus la tête dans les étoiles ?

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Les volleyeurs français, vaincus qu'une seule fois depuis le début du Mondial, vont débuter cet après-midi (17h) un 3e tour particulièrement difficile. Sans Rouzier, son pointu titulaire blessé, la France affronte les champions olympiques américains, en reconstruction, avant de défier l'hôte italien mercredi. De ce trio ne sortira qu'un qualifié pour les demi-finales. Si les Bleus y parviennent, ce sera une première depuis 2002.

Antonin Rouzier ne sera pas là. Le meilleur joueur de l'équipe de France depuis le début du Mondial, le plus efficace et décisif, s'est blessé à la cheville. Et si l'arme principale de l'équipe reste la défense, sa première option offensive sur le flanc lui enlève de grandes possibilités, au moment où elle en aura le plus besoin. Car si les Etats-Unis ne sont plus aussi forts qu'en 2008 notamment depuis le départ de leur passeur Lloyd Ball, et que l'Italie n'a plus rien gagné depuis cinq ans, ces deux adversaires sont encore coriaces, surtout les Transalpins qui seront supportés par leur public.

"Ce sont deux équipes à notre portée, et qui globalement nous vont bien. On aurait été plus en difficulté face à une équipe physique comme la Russie", estime Philippe Blain. "En pratique, ce sont un huitième et un quart de finale". La défaite contre l'Argentine lors du 2e tour a tout de même laissé entrevoir certaines lacunes, notamment dans le manque de variations offensives alors même que Rouzier était présent. "L'Italie et les Etats-Unis, ce n'est pas le Brésil, la Russie ou Cuba", se réjouissait ce dernier. Avant même d'affronter les Américains, le sélectionneur doit trouver la solution idéale pour compenser l'absence du pointu, et c'est Romain Vadeleux qui devrait se déplacer de sa position de central pour se charger de l'attaque tricolore. Une évolution qui avait déjà été anticipée, puisque le joueur de Lube Macerata (Italie) avait été pris dans l'effectif en tant que pointu, les solutions n'étant pas pléthoriques dans ce secteur en France. Avec la possibilité de réintégrer Guillaume Samica, héros de l'Euro-2009 mais en retrait durant la préparation, et la montée en puissance d'Earvin Ngapeth, il dispose néanmoins d'atouts. "Il faut qu'on soit plus efficace sur balle rapide et qu'on stabilise la réception, car sinon on est en difficulté offensivement. On a fait très belle première phase mais une deuxième très nerveuse. Il faut qu'on redevienne une équipe patiente, sûre d'elle, qui avance quelles que soient les difficultés", avertit Blain.

Affronter les champions olympiques pourrait se révéler insurmontable. Mais les retraites de plusieurs cadres, et notamment le passeur Lloyd Ball, ont considérablement amoindri les Etats-Unis, qui n'ont sauvé leur peau dans cette compétition qu'en battant difficilement le Cameroun (3-2) dans le dernier match. Reste qu'ils disposent d'une supériorité indéniable en terme de taille (8 joueurs au-delà des 2m contre trois du côté tricolore), incarnée par Clayton Stanley, et ses 2.05m, toujours très performant.

La défense devrait donc être soumise à rude épreuve, et cela tombe bien, c'est sur ce secteur que s'est toujours appuyée l'équipe de France pour bâtir ses succès et ses grandes campagnes. "On a rempli notre objectif. Maintenant, c'est du bonus, mais je pense que les joueurs sont ambitieux et qu'ils ont envie d'aller plus loin", glisse Philippe Blain.