Eric Tanguy
Eric Tanguy, président de la Fédération française de volley | Maxppp - Thomas Bregardis

Le président de la Fédération française de volley "globalement satisfait"

Publié le , modifié le

Après une saison internationale riche en événements, et malgré la désillusion des JO de Rio, le Président de la Fédération française de volley ball, Eric Tanguy, tire un bilan globalement positif pour les équipe de France, et il y voit surtout des signes encourageants pour l'avenir.

Quel quel bilan dressez-vous de la saison de l'équipe de France de Laurent Tillie ?
Eric Tanguy: "Il est globalement très positif puisque sur la saison internationale, notre équipe de France remporte la médaille de bronze en Ligue Mondiale et se qualifie pour les Jeux Olympiques de Rio, ce qui constituait l'objectif des quatre dernières années. Après, nous avons forcément un petit goût d'inachevé sur les Jeux, dans la mesure où nous espérions un meilleur classement que celui que nous avons obtenu, mais le résultat est globalement très satisfaisant".

Qu'a-t-il manqué à cette équipe de France pour terminer plus haut à Rio ?
ET: "L'expérience olympique a forcément manqué, parce que les Jeux Olympiques sont une compétition qui ne ressemble à aucune autre. Les joueurs sont habitués à vivre à l'hôtel avec des plannings assez cadrés, là, ils se sont retrouvés dans un village olympique, mélangés à tous les sportifs d'autres disciplines dans une ambiance particulière, avec des contraintes de transports et d'horaires inhabituels : on ne joue quasiment jamais à 9h30 du matin comme on a dû le faire à Rio. Tous ces éléments ont forcément compté. Le haut niveau implique une succession de petits détails dont certains nous ont peut-être manqué".

La suite du programme des Bleus toujours dirigés par Laurent Tillie ?
ET: "Nous n'avons pas encore tous les éléments du parcours du combattant que l'équipe de France devra encore suivre pour se qualifier pour les Jeux Olympiques de Tokyo. En attendant, le prochain objectif est la qualification pour le Championnat du monde 2018 (en Italie et en Bulgarie) qui aura lieu au mois de mai et que nous essayons d'organiser en France. Nous postulerons dès que l'appel d'offres de la CEV sera lancé, sachant que nous avons posé des jalons auprès de Lyon qui nous a répondu favorablement pour accueillir ce tournoi de qualification."

Concernant l'équipe féminine, qui n'est pas parvenue à se qualifier pour le Championnat d'Europe 2017, est-ce que c'est une déception ?
ET: "Le résultat est plus mitigé. L'objectif de l'année était cette qualification pour le Championnat d'Europe, notre équipe de France passe à côté au terme d'un tournoi aller-retour où elle a quand même gagné la moitié des matchs, trois victoires pour trois défaites; les filles échouent finalement de peu pour la deuxième place. Il a sans doute manqué une ou deux joueuses d'expérience sur ce TQCE qui, dans les moments difficiles que nous avons connus, notamment lors du tournoi aller à Bordeaux, auraient été capables de terminer le point et nous faire gagner les sets qui auraient pu faire basculer le match en notre faveur. C'est dommage, parce que ce Championnat d'Europe aurait été un point d'étape intéressant vers la construction d'un groupe, sachant que nous travaillons avec cette équipe de France sur du long terme : l'objectif est de la ramener à un classement digne de notre pays, l'ambition est vraiment de se préparer pour avoir une équipe de France performante en 2024."

Christian Grégoire