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La joie des volleyeurs brésiliens | AFP - Christophe Simon

Le Brésil puissance trois

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La saison 2010 n'a pas été celle qu'attendait le volley ball Français. Au niveau mondial, les Bleus se sont montrés très loin du compte, à des années lumière du Brésil, nation phare de la discipline qui a tout remporté cette saison. Sur la scène européenne, déception également en Ligue des Champions où Paris et Tours ont montré leurs limites face aux plus grosses écuries du plateau.

Le fait marquant : le Brésil s'offre le triplé

Un ton au-dessus du lot, les Brésiliens ont tout raflé sur leur passage cette saison. D'abord victorieux fin juillet de la Ligue mondiale, les Auriverdes ont ensuite confirmé leur domination sur la planète volley lors des championnats du monde. Menée par Murilo Endrés, élu Most Valuable Player des championnats et Mario Pedreira, meilleur libéro, la seleçao a décroché un triplé retentissant après 2002 et 2006. Une victoire indiscutable face à Cuba (3-0) a parachevé leur leadership. Vice-champion olympique en 2008, les Brésiliens s'affirment plus que jamais comme les grands favoris lors des JO de Londres. 

La gifle : les Français 11e des Mondiaux

L'aventure romaine a tourné au cauchemar pour les Bleus. Arrivés début octobre en Italie galvanisés par une forte ambition, les Tricolores ont vite déchanté. Au troisième tour de la compétition, ils ont subi deux terribles revers face aux Etats-Unis et à l'Italie. Un véritable fiasco pour les hommes de Philippe Blain, finalement 11e de la compétition. Point d'orgue de cette déroute, l'altercation entre Earvin N'Gapeth et son sélectionneur à la veille du dernier match qui déboucha sur l''exclusion du joueur. Une sanction disciplinaire qui donne à la campagne des Bleus une triste ressemblance avec l'épisode de "Knysna". Un Mondial à oublier au plus vite. L'année prochaine, les Français devront défendre lors médaille d'argent lors des championnats d'Europe en Autriche-République Tchèque. Seront-ils prêts à temps ?

Le retour aux affaires : Tours décroche son second sacre

Le TVB est parvenu à mettre fin à l'hégémonie parisienne. Après quatre ans de monopole, les joueurs de la Capitale ont cédé leur couronne au "Tewebe", qui décroche par la même occasion sa seconde couronne à l'issue de la saison 2009-2010 de Ligue A. Dans la lignée de leur bel exercice, les joueurs d'Eric N'Gapeth confirment leur statut de champions en titre en dominant pour le moment le début de la saison 2010-2011, après 11 journées. Également vainqueurs de la Coupe de France pour la deuxième fois consécutivement, les Tourangeaux ont conclu de la plus belle des manières une saison dominée de la tête et des épaules.

Le faux bond : les clubs français loin du compte

Paris et Tours étaient les deux représentants français lors de la saison 2009-2010 de Ligue des Champions. S'ils se sont montrés intraitables lors de la saison régulière en Ligue A, ils ont rapidement affiché leurs limites face aux grosses écuries européennes. Dernier de son groupe, Paris est passé complètement au travers de la compétition. Tours a à peine fait mieux en se classant troisième de sa poule derrière le Zenit Kazan et le CSKA Sofia. Si les deux formations n'ont pas démérité, elles ont cependant affiché un nombre de lacunes importantes, notamment du point de vue du recrutement. Sans refonte profonde au niveau de la Fédération française de volley-ball, les clubs de l'Hexagone seront amenés à faire de la figuration devant leurs voisins européens. Tours, dernière formation française victorieuse de l'épreuve pourrait rester encore longtemps sans successeur. 

Cocorico : les Cannoises 3e de la Ligue des Champions

Non, tout n'est pas noir dans l'univers du volley ball français. Début avril, la belle surprise est venue des Cannoises, qui ont terminé à la troisième de la Ligue des Champions. En s'imposant (3-0) devant Novare, elles sont parvenues à faire mieux que leurs homologues masculins. Un petit exploit passé quasiment inaperçue en raison d'une reconnaissance médiatique malheureusement quasi-nulle.

La star : Wilfredo Leon (Cuba)

A 17 ans, le receptionneur-attaquant cubain confirme son incroyable potentiel. Intégré au sein de la formation caribéenne en 2008, lors des JO de Pékin, à seulement 14 ans, ce jeune prodige de 2m01 est passé tout près d'offrir un titre de champion du monde à son pays. Malheureusement pour eux, les Cubains sont tombés sur l'imbattable armada brésilienne en finale des championnat du monde. Gageons qu'avec un tel phénomène dans son effectif, ils seront de nouveau rapidement sur le devant de la scène. 

La confirmation : la passe de deux pour Trente

Sur la scène européenne, le club italien de Trente (Trentino) a décroché sa deuxième couronne en Ligue des Champions. Une deuxième étoiles consécutives qui confirme la domination de l'Italie sur le volley ball masculin en Europe. Depuis 1990, les Transalpins ont ainsi signé 14 succès en plus d'avoir placé sept représentants en finale en Ldc. Une supériorité sur le vieux continent qui ne se confirme en championnat d'Europe où les Italiens ont été sacrés six fois depuis 1989.