Earvin Ngapeth
Earvin Ngapeth échappe à sa condamnation. | JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

Earvin Ngapeth arrêté puis remis en liberté conditionnelle à Belo Horizonte

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Selon le site brésilien Globoesporte, la star du volley français, Earvin Ngapeth, a été placé en garde à vue par la police brésilienne dans la ville de Belo Horizonte, pour avoir importuné une femme et lui avoir infligé une tape sur les fesses dans une fête, après le Mondial des Clubs auquel il participait avec le Zenit Kazan, son club. Le joueur aurait reconnu les faits mais aurait expliqué avoir confondu cette personne avec une femme qui accompagnait son équipe dans ce lieu. Mardi, il a été remis en liberté conditionnelle.

A 28 ans, Earvin Ngapeth vit une nouvelle affaire dont il se serait certainement bien passé. L'attaquant-réceptionneur de l'équipe de France a en effet été appréhendé au Brésil, dans la ville de Belo Horizonte, pour avoir "harcelé sexuellement" une femme. Selon les informations relatées par le site de la chaîne Globo, il aurait envoyé une tape sur les fesses à une femme lors d'une soirée à laquelle il assistait dans le quartier d'Estoril , alors qu'il était au Brésil dans le cadre du Mondial des Clubs avec son équipe du Zenit Kazan. 

Avec les autres joueurs de équipe, une fois la compétition terminée, il se serait rendu dans un établissement de spectacles. C'est là qu'une femme affirme avoir reçu une tape sur ses fesses de la part du joueur. La femme était accompagnée de son compagnon et d'un ami. Elle a réagi en donnant un coup au bras du joueur et a appelé la police, qui a alors transféré le volleyeur et la plaignante dans un commissariat.

Selon le service de presse de la Police de l'état du Minas Gerais, Earvin Ngapeth aurait reconnu les faits, mais aurait expliqué avoir confondu cette femme avec une qui était venue en leur compagnie dans cet établissement, et que, en France, donner des tapes sur les fesses à des amis est assez commun. Il s'est donc excusé auprès de cette femme, qui a refusé ses excuses. Il est donc resté à la disposition de la justice, dans l'attente de son audition. D'après les médias brésiliens, Ngapeth est dans l'attente de la décision d'un juge de le conserver ou non en prison, alors qu'au Brésil, la libération sous caution n'existe pas pour des plaintes pour harcèlement sexuel.

Il a été remis en liberté conditionnelle mardi. La juge Fabiana Cardoso Gomes a ordonné le paiement d'une caution de 10.000 euros, la parquet n'ayant pas demandé son maintien en détention, a expliqué à l'AFP l'avocat brésilien du volleyeur, Dino Miraglia. Le joueur doit rentrer en Europe dans les prochaines heures. Le ministère public devra décider s'il le renvoie devant la justice ou s'il déclare un non-lieu.