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Euro de volley : "Les aigles" serbes "plus forts que tout Paris", se félicite la presse serbe

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L'équipe serbe de volley a réussi à "sidérer" la France "en plein Paris" dans une "demi-finale irréelle" de l'Euro-2019, se félicite samedi la presse serbe, au lendemain du match remporté 3 à 2 par la Serbie, qui affrontera la Slovénie en finale.

Après la victoire de la Serbie contre la France vendredi soir en demi-finale de l'Euro de volley (3-2), la fierté s'est emparé du pays. "Les aigles plus forts que tout Paris !", se félicite le journal Informer, qui parle d'une "soirée incroyable à Paris pour ceux qui aiment le volleyball et la Serbie". "La finale!!! Faites gaffe vous, les Slovènes. La Serbie a sidéré la France en plein centre de Paris", titre Blic, un des principaux quotidiens serbes, au lendemain de ce succès à Bercy.

"Après le drame et le spectacle, la Serbie combattra pour l'or", a de son côté annoncé sur son site la télévision nationale serbe (RTS). Les Serbes viseront samedi un second titre de champion d'Europe après celui glané en 2011, face aux Slovènes qui ont déjà signé un énorme exploit en demi-finale en battant la Pologne, doubles champions du monde en titre (2014 et 2018).

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Chirac sifflé hier soir

Français et Polonais s'affronteront pour la troisième place, également samedi. Les Bleus de Laurent Tillie se sont inclinés 3 sets à 2 (23-25, 25-23, 25-21, 17-25, 15-7) à Bercy. Impeccables depuis le début du tournois, ils ont balbutié leur jeu sur cette dernière marche avant la finale qu'ils rêvaient de jouer devant leur public. Le tabloïd serbe Telegraf évoque pour sa part une demi-finale "irréelle". "Il y a eu des volte-face et du drame, beaucoup de mauvaises décisions des arbitres en faveur des Tricolores, mais l'exploit de notre équipe a corrigé tout ça au bon moment", estime ce quotidien.

Telegraf évoque aussi un autre "choc pour les 13.000 Français dans le hall", provoqué par une poignée de supporteurs serbes qui ont perturbé la minute de silence en hommage au président français Jacques Chirac, décédé jeudi. "On n'oublie pas le grand rôle que Chirac avait dans le bombardement de la Serbie par l'Otan et la révolte ne pouvait pas être dissimulée tant d'années après", lit-on dans ce journal. Jacques Chirac était président de la France en 1999 lorsque l'Otan est intervenu militairement, avec la participation de la France, pour mettre fin à la guerre du Kosovo (1998-99) entre les indépendantistes albanais et les forces serbes.

AFP