Laurent Tillie
Laurent Tillie | JULIEN CROSNIER / KMSP

Euro de volley : Laurent Tillie et les Bleus en sont conscients, "le plus dur commence maintenant"

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Qualifiée sans trembler pour les huitièmes de finale de l'Euro de volley, l'équipe de France affronte la Finlande ce samedi à Nantes (18h30) pour une place en quarts de finale. Favoris, les Bleus abordent ce premier match couperet avec ambition, tout en restant conscients que "le plus dur commence maintenant" selon le sélectionneur Laurent Tillie.

Comment se sent l'équipe, après ce transfert à Nantes?

Laurent Tillie : "L'équipe est bien. Hier (jeudi), c'était une journée un peu repos, on est allé découvrir la salle, avec une petite activité pour prendre les repères, et anticiper. Et surtout pour se dérouiller physiquement. On a enchaîné aujourd'hui avec une petite séance musculation et de vidéo. En ayant gagné avant hier (mercredi) on peut avoir l'impression que l'on a fait le plus dur, mais en fait on n'a rien fait et le plus dur commence maintenant en fait. Je pense qu'on en est conscient".

Que pouvez-vous nous dire à propos de la Finlande?

L.T. : "Ils sortent d'une poule assez compliquée avec la Russie, la Slovénie chez elle, la Turquie et le Bélarus. C'était une poule très physique et c'est une équipe très physique, malgré sa petite taille. Ils sautent haut, ils sont puissants. Et ils ont un jeu assez intéressant basé sur la vitesse. Ils ont un passeur assez exceptionnel, Eemi Tervaportti, qui a joué en France, à Ajaccio (ainsi qu'à Poitiers et Avignon, ndlr). Il a un jeu très spécifique, beaucoup de fixations. Il amplifie la qualité des attaquants. Et à côté, ils ont deux pointus qui se relaient et qui sont très puissants. On va avoir un match très compliqué. A mon sens, ils ont un très bon service smashé flottant agressif, mais qui manque de régularité par rapport aux Italiens".

La France est quand même favorite de ce huitième de finale...

L.T. : "C'est un adversaire qui est en théorie à notre portée, puisqu'au classement mondial, ils sont derrière nous et qu'ils ont terminé "que" quatrièmes de leur groupe. Mais il faut réussir à s'adapter au jeu de l'adversaire, c'est ça qui est intéressant. Les matches couperets sont toujours compliqués à aborder, que l'on soit favori ou pas. Dès le début, j'ai annoncé que l'on n'aurait que des finales à jouer. Je reste sur mon leitmotiv, chaque match est une finale, depuis le début. Si on n'avait pas mis cette intensité dès le début, on aurait peut-être eu plus de difficulté. J'aime bien penser que chaque match est une finale".

AFP