Serbie, volley
La Serbie, équipe tenante du titre à l'Euro, prochain adversaire de la France | HENNING BAGGER / SCANPIX DENMARK / AFP

La Serbie, adversaire des Bleus en quarts

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L'équipe de France de volley connaît son adversaire pour les quarts de finale de l'Euro, mercredi à Bustto Arsizio près de Milan. Ce sera la Serbie qui a bataillé pour se défaire de l'Estonie mardi en barrages 3 sets à 2 (21-25, 14-25, 25-8, 25-22, 15-13).

Les volleyeurs français espèrent revivre les beaux jours de juillet,face à la Serbie, l'équipe qu'ils avaient battue en finale de la  Ligue mondiale, au bout de leur époustouflant parcours.
Ce jour-là à Rio, les Bleus avaient joué leur meilleur volley et dominé sans discussion les Serbes 3 à 0 pour donner à leur sport son premier sacre  international. Malgré tout ils veulent se montrer très prudents. Car depuis les Français ont rejoué contre les Serbes, le mois dernier en  Allemagne, avec une issue toute différente. Bien sûr, il ne s'agissait que d'un match de préparation, mais la défaite (3-1) a montré qu'il ne fallait pas sous-estimer cette équipe. Championne olympique en 2000, la Serbie reste une valeur sûre du  volley continental. Elle a d'ailleurs terminé troisième de la dernière édition de l'Euro et ce n'est pas par hasard qu'elle est allée en finale de la Ligue  mondiale.

Certes les Français peuvent considérer qu'ils ont suffisamment de recul pour affronter un adversaire qu'ils connaissent bien et suffisamment d'atouts pour en venir à bout. Car les Serbes, qui  imposent un vrai rallye physique, proposent un jeu simple mais précis qui permets aux attaquants d'exploiter leur puissance, ont aussi des failles. C'est la raison pour laquelle ils ont dû passer par un barrage après avoir perdu leur dernier match de poule assez nettement contre la Russie (3-1), le rival que la France a  contourné grâce à son exploit de dimanche face à l'Italie (3-2). Ce faux huitième de finale a d'ailleurs bien failli leur être fatal. Leur réveil, en particulier celui d'Atanasijevic (2 points dans les deux premiers sets,18 dans  les trois derniers), après deux sets de somnolence, a été trop brutal pour les  Estoniens. La comparaison avec le match gagné par les Français face à ces mêmes Baltes samedi conforte le statut de  favori des Bleus. Mais en sport, la vérité d'auojurd'hui n'est pas forcément celle du lendemain.  

Christian Grégoire

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