Daniel MacDonnell, joueur de Tours
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Ligue A : Tours vise la passe de cinq

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Tours et Paris sont les deux favoris d'un championnat de France de volley qui peine à trouver sa place dans le panomara sportif français, malgré les succès des Bleus en Ligue Mondiale et au championnat d'Europe. Les clubs français doivent lutter contre la puissance financière des championnats étrangers et une médiatisation défaillante.

Ligue A : Tours vise la passe de cinq

Le championnat de France de volley démarre ce soir, moins d’une semaine après le titre de champion d’Europe de l’équipe de France. Avec quatre titres d’affilée, Tours fait figure de favori. Mais le vainqueur de la Ligue des champions 2005 a renouvelé une grande partie de son effectif (neuf recrues, seulement deux joueurs du six de départ de la saison dernière conservés). A Mauricio Paes, l’entraîneur franco-brésilien, de trouver une nouvelle fois la bonne recette pour offrir à Tours un cinquième titre consécutif, exploit inédit dans le volley français.

Paris a toujours les crocs

Le Paris Volley s’annonce comme le principal adversaire des Tourangeaux. Paris-Tours, c’est l’affiche des trois dernières finales de Ligue A. Les Parisiens doivent eux aussi faire face à des départs, notamment celui de l’attaquant Monténégrin Nikola Gjorgiev, MVP (meilleur joueur) de la saison passée parti au Japon. Ils comptent sur Mitja Gasparini (31 ans), finaliste de l’Euro avec la Slovénie, pour le suppléer. L’entraîneur parisien Dorian Rougeyron ne désespère pas après trois finales perdues. « On sent qu’on se rapproche. On ne fait pas de complexe d’infériorité. On est sur le bon chemin, ça va finir par passer » déclare-t-il sur le site de la Ligue Nationale de Volley

Du monde à l'affut

Les mouvements d’effectif des deux favoris peuvent laisser espérer un vainqueur plus surprenant. L’AS Cannes, deuxième budget du championnat (1,57M), se tient en embuscade. Tout comme Sète, qui s’appuie sur les champions d’Europe Nicolas Rossard (libéro) et Franck Laffite (central), ou Poitiers (champion de France 2011) et Ajaccio. Au niveau de la formule, les huit premiers clubs de la phase régulière se qualifient pour les phases finales qui auront lieu entre le 23 avril et le 7 mai, date de la finale. Le championnat de France profite également d’une saison à trois relégations au lieu d’une, conséquence d’un passage de 14 à 12 équipes l’année prochaine, pour renforcer le suspens en bas de tableau.

Un championnat en quête de médiatisation

Le championnat français fait pale figure en Europe. Les clubs de l’élite veulent capitaliser sur les performances des Bleus mais ne peuvent compter que sur quatre des quatorze champions d’Europe, dont aucun du six de départ. Les formations de l’Hexagone peinent à lutter contre la puissance financière des championnats turc (Rouzier, Le Roux), italien (Grebennikov, Ngapeth), allemand (Toniutti, Le Goff) ou polonais (Tillie, Lyneel, Maréchal). Un nouveau contrat de diffusion pour les trois prochaines saisons devrait permettre de renforcer la médiatisation du parent pauvre des sports collectifs français. L’Equipe 21 retransmettra en clair dix matchs de la saison régulière et cinq des phases finales, ainsi que sept matchs de la Ligue féminine.

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