Antonin Rouzier: "l'échéance qu'on attend depuis quatre ans"

Antonin Rouzier: "l'échéance qu'on attend depuis quatre ans"

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Le pointu Antonin Rouzier s'apprête à vivre "l'échéance que le volley français attend depuis quatre ans" à partir de samedi à Tokyo, où les champions d'Europe tenteront de gagner leur billet pour les jeux Olympiques.

Abordez-vous ce TQO avec un peu mois de stress que celui de janvier à Berlin, où vous aviez fini deuxièmes ?

Antonin Rouzier: "C'est plus abordable, mais on arrive avec beaucoup de stress parce que c'est l'échéance qu'on attend depuis quatre ans. C'est l'objectif principal. Le Championnat du monde, le Championnat d'Europe, la Ligue mondiale n'étaient que des étapes pour arriver là. C'est positif, on en a besoin pour se pousser à l'entraînement afin d'arriver avec un niveau correct malgré le temps de préparation restreint. On n'a que vingt jours, c'est peu pour une qualification olympique mais on arrivera au jour J comme il faut."

Quels seront les adversaires les plus redoutables ?

A. R.: "Ce sera probablement la Pologne, le Canada, les Iraniens. Ce sont les équipes qu'on connaît. Il y en a d'autres qu'on ne connaît pas comme le Vénézuéla et les Chinois, et même les Australiens qu'on connaît un peu moins. Il faut faire attention. Il peut y avoir des équipes surprises qui développent un jeu de fou pendant un match. On arrive quand même en confiance, en favoris, avec l'intention de marquer les esprits et d'écraser tout le monde."

Un billet pour les Jeux serait-il encore plus beau que le titre de champion d'Europe ?

A. R.: "Pour moi, qui n'ai jamais vécu les jeux Olympiques, oui. Ce serait exceptionnel. J'en ai envie depuis des années. J'ai échoué deux fois et j'ai une nouvelle possibilité d'y aller à bientôt trente ans. Pour moi, oui, ce sera beaucoup plus magique que le Championnat d'Europe. Au Brésil en plus, ça ajoute quelque chose. Le Brésil c'est le volley. Là-bas le foot c'est la religion et le volley le sport N.1. On jouera des matches à guichets fermés devant 15.000 personnes. On n'attend que ça!"

AFP