Vendée Globe : Yannick Bestaven grand vainqueur de l'édition 2020/21

Publié le , modifié le

Auteur·e : Andréa La Perna
Yannick Bestaven

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Troisième sur la ligne d'arrivée du Vendée Globe lors de son passage à 4h19 dans la nuit de mercredi à jeudi, Yannick Bestaven (Maître CoQ IV) a été déclaré vainqueur de l'édition. Le skippeur de 48 ans a beau être arrivé près de 8 heures après Charlie Dalin (Apivia), 1er à avoir franchi la ligne, les dix heures de bonifications qui lui avaient été accordées lors de l'opération de sauvetage de Kevin Escoffier (PRB) lui offrent la victoire finale.

80 jours, 03 heures, 44 minutes et 46 secondes. Voilà le temps officiel retenu du vainqueur du Vendée Globe. Arrivé en 3e position sur la ligne d'arrivée, après Charlie Dalin (Apivia) et Louis Burton (Bureau Vallée 2), c'est bien Yannick Bestaven (Maître CoQ IV) qui inscrit son nom au palmarès de la prestigieuse course autour du monde en solitaire sans escale et sans assistance. Les 10 heures et 15 minutes de bonifications que le jury lui avait accordées lorsqu'il s'était dérouté pour porter secours à Kevin Escoffier (PRB) le 30 novembre dernier ont fait la différence.

"J'ai égalé Jules Verne"

"Il y a eu des moments difficiles. J'ai toujours cru arriver aux Sables d'Olonne, mais à quelle place ? Quand j'ai passé le Cap Horn en tête, j'y ai cru. Et puis au large du Brésil, je me suis dit 'tant pis je ne gagnerai pas'. C'était impressionnant ce Vendée Globe. Tout le monde a fait le yo-yo. Ce n'était pas bon d'être premier en fait. Quand je l'étais, je me suis fait reprendre. On n'a pas chômé, c'était une régate à l'échelle planétaire", a réagi à chaud Yannick Bestaven, au micro de Franceinfo. 

Celui qui avait été malheureux en 2008 lors de sa première participation, victime d'un démâtage dans le golfe de Gascogne en tout début de course, arborait un large sourire, l'air mi-soulagé mi-euphorique. "Je n'ai pas égalé Armel Le Cléac'h (son prédécesseur, ndlr), j'ai égalé Jules Verne", s'est-il enflammé non sans humour.

La pluie, une houle de 2 mètres et 20 nœuds de vent d'ouest auront contrarié l'Odyssée du skippeur de Maître CoQ IV. Il se sera battu sur près de 28 500 milles à travers les eaux du globe à une vitesse moyenne réelle de 14.8 nœuds. Et s'il n'est pas le premier à avoir mis pied à terre, il aura été l'un des deux concurrents restés le plus longtemps en tête de la flotte (pendant 26 jours, soit 32% du temps total). De quoi confirmer une bonne fois pour toute qu'il est bien plus que l'outsider qu'il était au départ.