Vendée Globe : La 9e édition sort du brouillard et s'élance pour un sprint de 70 jours

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Auteur·e : Xavier Richard
Le départ de la 9e édition du Vendée Globe
Le départ de la 9e édition du Vendée Globe | DR

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Sans spectateur le long du chenal des Sables-d'Olonne et sans visibilité, les 33 skippers du 9e Vendée Globe ont largué les amarres pour leur tour du monde en solitaire et sans assistance. Le brouillard est venu accompagner ces aventuriers des temps modernes, provoquant le décalage du départ d'une bonne heure et une incertitude de plus dans cette course hors norme qui pourrait approcher la barre des 70 jours tant la technologie avance sur ces bateaux géants.

Bientôt seuls au monde, les skippers avaient la gorge serrée dimanche en quittant les pontons. Pour la première fois, ils n'ont pas eu cet élan populaire pour les propulser dans ce défi autour du globe. Pas de cornes de brume le long du chenal -le départ s'est déroulé à huis clos à cause de la pandémie de Covid-19 et un couvre-feu a été imposé par le préfet de Vendée jusqu'à 11h00- mais de la brume au départ.

Un stress supplémentaire alors que la concentration de bateaux impose déjà une vigilance accrue. "Il va falloir être ultra concentré parce que sur un départ comme ça, 33 bateaux, il y a forcément plein de petites erreurs, de petits contacts qui peuvent avoir lieu et il va falloir sortir une prestation parfaite pour ne pas avoir d'ennuis sur le départ", expliquait Jérémie Beyou (Charal), l'un des favoris, avant de couper la ligne de départ des Sables-d'Olonne.

Les spectateurs du Vendée Globe ont investi les balcons avec vue sur le Chenal
Les spectateurs du Vendée Globe ont investi les balcons avec vue sur le Chenal © LOIC VENANCE / AFP

Cette ligne longue de 2 km, il a fallu patienter pour la couper. Par prudence, les organisateurs ont plusieurs fois décalé le départ, la ligne n'étant pas suffisamment visible. Une décision prise moins pour éviter que certains volent le départ que pour limiter des accrochages dommageables sur une course au long cours comme le Vendée.

Les skippers ont alors fait des ronds dans l'eau avant de se lancer à 14h20 pétantes. Louis Burton (Bureau Vallée) a d'ailleurs pris le départ trop tôt. Deux secondes d'avance et déjà 5 heures de pénalité. La meute est finalement partie sous le ciel bleu, tous foils dehors. Ces appendices rois depuis quelques années sont aussi en vogue sur le Vendée 2020. Avec eux, les bateaux peuvent flirter avec les 40 noeuds et on se met déjà à rêver d'un tour du monde en 70 jours. Ce sera la cerise sur le gâteau pour Jérémie Beyou (3e de la précédente édition) et le Britannique Alex Thomson (Hugo Boss / 2e en 2016 et 3e en 2012), les deux principaux favoris pour la victoire mi-janvier.

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