Vendée Globe : Bestaven en tête avant un regroupement possible

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Auteur·e : AFP
Yannick Bestaven
Le skipper Yannick Bestaven (Maître Coq IV). | Sebastien SALOM-GOMIS / AFP

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Le leader du Vendée Globe Yannick Bestaven (Maître Coq IV) a porté son avance sur son poursuivant Charlie Dalin (Apivia) à plus de 100 milles, selon le classement publié ce lundi midi. Ils poursuivent leur route en tête du Vendée Globe dans des conditions météorologiques compliquées par une pluie incessante, toujours devant Charlie Dalin et Thomas Ruyant.

Alors qu'ils naviguent en direction du cap Horn en longeant la zone d'exclusion atlantique, les deux premiers de la course semblent adopter des trajectoires différentes. Bestaven, qui fête son anniversaire ce lundi, continue à mettre le cap au sud, après avoir navigué plein nord pour échapper à une bulle anticylonique. A l'inverse, Dalin, dont la trajectoire est demeurée plus méridionale que celle de son concurrent ces derniers jours, semble virer de bord vers le nord. Il compte 111,7 milles nautiques (206,8 km) de retard sur le leader. 

Thomas Ruyant suit à 279 mn de Bestaven, la 4e place étant occupée par Damien Seguin (Apicil), qui a réduit l'écart avec la tête de flotte d'une dizaine de milles par rapport au classement de 05h00. Derrière lui, six skippers se tiennent en moins de 35 milles, avec des écarts infimes.

Le trio de tête file vers le Cap Horn, à la pointe Sud du continent américain, qu'il devrait franchir le 2 janvier si leur avancée se poursuit au même rythme. Bestaven doit encore parcourir plus de 9.000 nm pour rallier l'arrivée.

Des conditions météorologiques dures, qui pourraient mener à un resserrement 

Le quotidien des navigateurs est pour l'instant compliqué par le froid glacial auquel ils sont soumis, alors même qu'ils longent la zone d'exclusion antarctique sous une pluie drue, rendant l'humidité omniprésente à bord. Tout ce petit monde pourrait même revenir complètement dans le jeu à la faveur des prévisions météorologiques des prochains jours, plus favorables aux retours par l'arrière qu'aux échappées par l'avant.

En queue de peloton (dixième), Benjamin Dutreux (OMIA-Water Family) bataille avec les réparations qu'il doit effectuer, et a même dû monter sur son mât dimanche à cause d'une voile déchirée. "Il n'y a plus qu'à réparer, mais j'ai aussi pas mal d'autres galères. Ca a pas mal enchaîné, ça m'a mis un coup au moral. (...) J'ai une bonne liste de trucs à faire mais je suis toujours en direction du Cap Horn, c'est le principal. J'ai repris un peu de vitesse, je me suis remis dans la course", a-t-il expliqué en visio-conférence lundi matin.

Plus loin derrière, Jérémie Beyou confirme qu'il peut nourrir des regrets, lui qui faisait figure de favori au départ des Sables d'Olonnes: il avait dû faire demi-tour pour réparer une avarie lors des premiers jours de mer et était reparti avec neuf jours de retard sur ses concurrents. Il pointe désormais à la 18e place, reprenant un à un les autres skippers, et atteindra rapidement les longitudes de la Nouvelle-Zélande.

AFP