François Gabart
François Gabart est devenu à 29 ans le plus jeune vainqueur de l'histoire du Vendée Globe. | JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

Le triomphe de Gabart

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Comme prévu, François Gabart a franchi en vainqueur la ligne d'arrivée du 7e Vendée Globe dimanche aux Sables-d'Olonne. En bouclant la course en 78 jours, 02h et 16 minutes, il écrase le record détenu jusqu'ici par Michel Desjoyeaux. Son dauphin Armel Le Cléac'h est attendu en fin d'après-midi.

La consécration est totale. Pour son premier Vendée Globe, François Gabart a frappé très fort. Après une dernière nuit de tous les dangers, le Français de 29 ans est devenu le plus jeune vainqueur de l'histoire de ce tour du monde en solitaire et sans escale baptisé "l'Everest des mers", rayant des tablettes Alain Gautier qui l'avait remporté en 1993 à l'âge de 30 ans. "Le petit Mozart" de la voile a été accueilli par des milliers de personnes massées sur le bord du chenal des Sables-d'Olonne, vêtues de cirés, armées de parapluies et équipes de toiles imperméables pour s'asseoir. 

Record pulvérisé

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Jusqu'au bout, le skipper aura fait preuve d'une maîtrise incroyable et d'un talent hors-norme, prenant de justesse le dessus sur un autre surdoué de la voile, le plus expérimenté Armel Le Cléac'h, attendu en fin d'après-midi. Ce féroce rival lui aura mené la vie dure, restant jusqu'hier à une centaine de milles. En bouclant son tour du monde en un tout petit peu plus de 78 jours, Gabart a pulvérisé le record établi par Desjoyeaux en 2009 (84 j 03h 09 min), soit six jours de moins. "C'est normal, les technologies progressent, j'espère que l'année prochaine le vainqueur terminera la course en 70 jours, puis 60 jours l'année d'après!", a-t-il nuancé modestement. 

Sa victoire dans le Vendée Globe n'en reste pas moins un modèle d'intelligence. Toujours aux avant-postes dans la descente de l'Atlantique et l'océan Indien, dessinant des  trajectoires impeccables, il est passé en tête de la flotte à la hauteur du cap Leeuwin (sud-ouest de l'Australie), se livrant ensuite à un duel haletant avec Le Cléac'h jusqu'au cap Horn. Gabart a ensuite pris le large dans la remontée de l'Atlantique, son "meilleur  ennemi" lui reprenant toutefois quelques milles à la hauteur du Pot au Noir.  

Le "chacal" n'a rien lâché

Mais le skipper de Macif n'a plus jamais quitté la tête de la course et a gardé  son sang froid jusqu'au bout malgré la pression d'un Le Cléac'h qui, fidèle à son surnom de  "chacal", ne voulait rien lâcher. Les derniers milles de cette régate planétaire, commencée le 10 novembre, se sont transformés en une course de vitesse pure dans une houle de plus de 4 mètres. Fidèle à sa réputation, le Gascogne s'est montré musclé jusqu'à l'arrivée. Pas suffisamment néanmoins pour entraver la marche en avant due Gabart."Ca a toujours été dur, a déclaré le vainqueur du Vendée Globe. On n'a jamais pu se reposer. J'ai appris qu'on avait des limites qui étaient très, très loin, que le corps humain, l'homme, peuvent faire de belles choses. Je suis soulagé et content car jusqu'à la ligne, on ne sait pas ce qui peut se passer. J'ai commencé à penser (à la victoire) dans l'océan Indien. Je me suis dit que c'était possible."La victoire de Gabart ne signe pas la fin de la course. Derrière Le  Cléac'h, le Britannique Alex Thomson (Hugo Boss), 3e, devrait être le prochain  concurrent à rallier Les Sables, mardi ou mercredi. Vingt concurrents avaient pris le départ du Vendée Globe le 10 novembre et  12 étaient encore en course dimanche.

Mais le skipper de Macif n'a plus jamais quitté la tête de la course et a gardé  son sang froid jusqu'au bout malgré la pression d'un Le Cléac'h qui, fidèle à son surnom de  "chacal", ne voulait rien lâcher. Les derniers milles de cette régate planétaire, commencée le 10 novembre, se sont transformés en une course de vitesse pure dans une houle de plus de 4 mètres. Fidèle à sa réputation, le Gascogne s'est montré musclé jusqu'à l'arrivée. Pas suffisamment néanmoins pour entraver la marche en avant due Gabart.

"Ca a toujours été dur, a déclaré le vainqueur du Vendée Globe. On n'a jamais pu se reposer. J'ai appris qu'on avait des limites qui étaient très, très loin, que le corps humain, l'homme, peuvent faire de belles choses. Je suis soulagé et content car jusqu'à la ligne, on ne sait pas ce qui peut se passer. J'ai commencé à penser (à la victoire) dans l'océan Indien. Je me suis dit que c'était possible."

La victoire de Gabart ne signe pas la fin de la course. Derrière Le  Cléac'h, le Britannique Alex Thomson (Hugo Boss), 3e, devrait être le prochain  concurrent à rallier Les Sables, mardi ou mercredi. Vingt concurrents avaient pris le départ du Vendée Globe le 10 novembre et  12 étaient encore en course dimanche.

François Gabart en duplex aux Sables-d'Olonne

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Victor Patenôtre