Vendée Arctique : prélude polaire !

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Auteur·e : Gael Robic
Le bateau de Sébastien Simon, engagé dans la Vendée Arctique
Le bateau de Sébastien Simon, engagé dans la Vendée Arctique | DR

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Nom de code : VALS. Vendée-Arctique-Les Sables, première édition. Un triangle maritime entre Vendée, Islande et Açores. 6 000 km du Nord au Sud. Mieux qu’une course de remplacement. Mieux qu’un échauffement. Quatre mois avant, un véritable prologue du Vendée Globe.

A l’époque, ils auraient dû quitter New York pour rejoindre Les Sables d’Olonne. Avec trois mois de retard, les 20 skippers inscrits (ils seront 34 au Vendée Globe, et parmi les cadors, il ne manque qu’Alex Thomson et Nicolas Troussel) vont quitter Les Sables pour rejoindre… Les Sables ! Comme un (gros) parfum de Vendée Globe. A condition tout d’abord d’observer un strict protocole sanitaire, en deux temps.

Depuis lundi soir, obligation d’isolement pour les skippers, confinés à domicile. Avant vendredi 14h, chacun d’eux doit quitter son port d’attache, direction la ligne de départ après un dernier test médical. Mais interdiction de remonter le chenal des Sables pour patienter à l’abri : nuit au large obligatoire!  "On va se taper des ronds dans l’eau pendant 24h… C’est atypique, originale et ridicule. Pas de village, pas de spectateurs, mais on va faire vivre la course, à fond !", estime Arnaud Boissières, l’un des trois Sablais au départ.

Une gestion d’avant course inédite : à l’image de Miranda Merron, l’une des quatre femmes au départ (elles seront six sur le Vendée Globe), déjà confinée sur son bateau, Jérémie Beyou observe "un isolement le plus strict possible. Mais  c’est tout de même curieux de ne pas pouvoir se rendre à la base technique cette semaine." "Ce n’est pas évident", confirme Sam Davies. "Malgré tout, après une intense période d’entrainement, je suis assez fatiguée. Je suis aux anges de pouvoir passer quatre jours à la maison !"

Vraie course ou échauffement ?

A peu de choses près, on compte autant de bateaux que d’objectifs ! "J’y vais en mode piano piano", confie Armel Tripon. "Je veux juste finir pour me qualifier pour le Vendée Globe. Je ne vais pas me laisser emporter par cette confrontation." Son bateau neuf sérieusement endommagé après une collision avec un OFNI – "sans doute une bouée" - le nantais mène une course contre la montre depuis une dizaine de jours. "C’est un gros chantier. On a deux équipes qui se relaient non stop, 7 jours sur 7, 24h sur 24", pour un bateau finalement remis à l’eau avant-hier.

"C’est la seule course avant le Vendée", analyse Damien Seguin. "On n’a rien à faire au Vendée si on n’y arrive pas sur cette course là. C’est parti pour l’aventure !" Le Vendée Globe, décidément dans toutes les têtes : "C’est avant tout une validation générale, pour le bateau et pour moi-même", admet Sam Davies. "La seule différence, c’est que je n’emmène pas 100 jours de nourriture !" 

Au programme: 10 à 12 jours de mer, dans des zones tempérées, à enchaîner manœuvres et changements de voiles. Physique affuté exigé…Bref, pour préparer un tour du monde en solo, on pouvait difficilement trouver mieux…

Gael Robic gael_robic