TransPacifique: Anne Quéméré vivante et en bonne santé

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La navigatrice quimpéroise Anne Quéméré, partie du Pérou le 3 mars pour une TransPacifique inédite et dont on était sans nouvelle depuis six semaines, "est vivante et en bonne santé et poursuit sa route vers Tahiti", indique son service de communication vendredi. La navigatrice, partie le 3 mars depuis Callao, au Pérou, pour un défi en solitaire, se trouve à 2.000 kilomètres de Tahiti, son point d'arrivée prévu.

Navigant sur son "kite-boat", un petit bateau de six mètres tracté par une voile de cerf-volant, Anne Quéméré a rompu tout contact radio ou téléphone satellitaire depuis le 26 mars en raison d'une panne technique. Sa base arrière parvenait cependant à suivre sa progression grâce à sa balise de position, et pouvait déduire que la navigatrice était toujours aux commandes de son bateau en fonction de son allure, couplée à la direction et force des vents.

Mais vendredi, un bateau de commerce a pu entrer en contact avec Anne Quéméré au moyen de la radio VHF dont la portée est de 25 milles marins (cinquantaine de km). La navigatrice a pu dire qu'elle "est en bonne santé, a le moral et poursuit sa route vers Papeete où elle espère arriver vers la fin mai". Le père de la navigatrice, Ronan Quéméré, qui est aussi le directeur de course de sa fille, est arrivé jeudi à Papeete. Il a affrété un navire, le Comus of Shark, et compte " apporter un soutien technique et moral " à sa fille, qu'il devrait rejoindre dans l'archipel des Tuamotu, au Nord-Est de Tahiti.

Décision sera alors prise de lui porter ou non assistance en réparant sa commande de safran et en lui fournissant des vivres supplémentaires. "C'est Anne qui décidera...", indique son service de presse. Mais de cette décision dépendra l'intitulé de l'homologation de sa TransPacifique en "kite-boat": "en solitaire" mais avec ou sans assistance.

Isabelle Trancoën