Transat Jacques Vabre bateau Sodebo
Sodebo, le maxi-trimaran skippé par Thomas Coville et Jean-Luc Nélias | MaxPPP - Photo PQR - Ouest France

Le compte à rebours est lancé

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Les deux Ultime, Sodebo et Macif, sont dans la dernière ligne droite de la Transat Jacques Vabre édition 2015. Au pointage de vendredi matin, Sodebo, barré par le tandem Coville-Nélias, pointait à 652 milles du port d'Itajaï tandis que Macif, du duo Gabart-Bidégorry, menait la danse avec environ 120 milles d'avance sur son concurrent. Les conditions dans le Golfe de Rio de Janiero étant difficiles (ciel plombé, chenal d’entrée bien agité par la houle du large et vents très perturbés par le relief environnant), l'heure d'arrivée des deux géants est encore incertaine. Et les stratégies adoptées pour le sprint final seront décisives.

Sous la ligne de séparation des hémisphères, les trois premiers monocoques IMOCA et le leader des Multi-50 se livrent aussi un duel pour l’arrivée à Itajaí. Si les deux classes n’ont presque rien en commun, elles se sont toujours battues pour arriver devant l’autre, le plus souvent à l’avantage des trimarans de 50 pieds. Or sur cette douzième édition de la Transat Jacques Vabre, il n’était pas du tout évident que le scénario habituel se renouvelle : à la hauteur de Madère, FenêtréA-Prysmian concédait 400 milles à Banque Populaire VIII, soit presque une journée d’écart. A peine une semaine plus tard, le delta n’est plus que de cent milles : la position beaucoup plus Est du Multi-50 devrait lui permettre avant même le week-end, de passer devant le trio de monocoques… Et d’augmenter encore sa marge sur son poursuivant, Arkema n’ayant pas encore trouvé la porte de sortie du Pot au Noir.

Quant au triumvirat IMOCA, rien ne permet plus à ce jour de remettre en cause le podium, Initiatives Cœur et Le Souffle du Nord étant relégués à plus de 250 milles et encore bien loin de l’équateur. Certes Vincent Riou et Sébastien Col ont grappillé les milles depuis leur échappée du Pot au Noir, mais le delta n’atteint pas plus de deux heures alors qu’il reste au moins quatre jours de mer… D’ici 24h00, ce n’est plus au près serré pour passer devant Recife dans une brise de Sud-Est quinze nœuds mais avec un vent de travers d’Est que le trio va débouler plein Sud. 

Isabelle Trancoën