Tour de France à la voile

Tour Voile 2018 : 26 trios au départ de Dunkerque pour le 40e anniversaire

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Premier acte à Dunkerque ! Le Tour de France à la voile, qui célèbre cette année ses 40 ans d'existence, débutera vendredi en mer du Nord pour 15 jours de compétition entre 26 équipages sur des petits bolides. Avec deux nouveautés majeures : un nouveau nom plus court, et seulement 7 étapes.

C'est à bord de multicoques de 7,25m (trimaran monotype Diam 24), occupés chacun par 3 équipiers, que les débats vont se jouer de Dunkerque à Nice, entre courses en stade nautique et raids côtiers. Le Tour Voile 2018, puisque c'est désormais son nom, comprendra 15 jours de compétition et 2 jours de repos. Au terme d'un périple de 7 actes, via la Manche, le Golfe du Morbihan, l'Aude et le Var, l'ancien Tour de France à la voile prendra fin le 22 juillet

"C'est une épreuve très atypique dans son format, tout est voué au spectacle", souligne Quentin Delapierre (Lorina Limonade Golfe du Morbihan), marin nouvelle génération, qui participe pour la quatrième fois au Tour après l'avoir emporté en 2016.

"Une journée sur deux, on fait du stade nautique, ça nous permet d'être très proche du public et ça, c'est vraiment quelque chose d'extraordinaire. Et entre les bateaux, il y a une vraie proximité", poursuit-il. 

Un tremplin pour la jeunesse

Grâce au Tour Voile, le navigateur de 26 ans s'est fait une place dans le monde de la course au large, en intégrant l'équipe de Thomas Coville (Sodebo) lors de la dernière édition de la Transat Jacques-Vabre. L'un de ses coéquipiers sur le Tour, Kevin Peponnet, a lui fait un stage chez Banque Populaire, sponsor d'Armel Le Cléac'h

"Le Tour Voile est une chance incroyable pour nous, les jeunes qui avons commencé il y a 4 ans. Ça nous permet de montrer qu'on peut faire des choses bien, c'est une passerelle entre le monde professionnel et amateur", dit encore Delapierre. 

Aguerri et bien installé dans le monde de la voile, le Suisse Bernard Stamm, codétenteur du record du monde en équipage (Trophée Jules-Verne), abonde sans son sens. 

"Celui qui gagne le Tour de France a forcément une image de compétiteur. C'est quelqu'un qui est repéré et pas seulement le vainqueur mais ceux sur le podium", relève le Suisse, qui y participe pour la quatrième fois afin de "multiplier les supports"

"Moi je ne cours pas après des lignes sur le palmarès. Tout ce que je fais là me sert pour la course au large. Je trouve de la concurrence avec des jeunes vachement talentueux".

Le parcours 2018

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