Laser voile
Le Brésilien Robert Scheidt. | Reuters

Rio 2016 : le Laser, du miniature dans le monde la voile

Publié le , modifié le

Le Laser Standard, série olympique chez les hommes, et le Laser Radial, son jumeau à voilure réduite destiné aux femmes, sont parmi les dériveurs les plus répandus dans le monde, avec plusieurs centaines de milliers de bateaux construits.

Le Laser Standard a été dessiné par le Canadien Bruce Kirby en 1970, avec l'objectif de faire simple, performant, robuste et strictement monotype. Mission accomplie. Le voilier, doté d'une seule voile enfilée sur le mât, reste l'un des moins chers des dériveurs de compétition, malgré une inflation due à son statut olympique. Cette pratique a été conçue dès l'origine pour être transportée sur un toit de voiture, grâce à son poids assez faible et son mât en deux parties.

Le Brésilien Scheidt, tête d'affiche

La série (devenue série olympique chez les hommes en 1996) a connu un succès foudroyant et a vu éclore une véritable pépinière de champions qui se sont ensuite tournés vers d'autres séries olympiques (Finn, Star, par exemple), mais aussi vers la Coupe de l'America. Le Laser Radial, équipé d'une voile un peu plus petite (5,70 m2 au lieu de 7,06 m2), est devenu série olympique chez les femmes aux JO de 2008. Le champion de Laser le plus célèbre est sans conteste le Brésilien Robert Scheidt, qui a remporté deux médailles d'or et 8 titres de champion du monde dans cette série. Côté français, Mathilde De Kerangat chez les femmes et Jean-Baptiste Bernaz participeront aux épreuves à Rio.

Caractéristiques:

Longueur: 4,23 m
Largeur: 1,42 m
Poids: 59 kg
Surface de voilure: 7,06 m2 (Standard), 5,70 m2 (Radial)

(avec AFP)

Nicolas Gettliffe