Loïck Peyron à la barre de Banque Populaire V
Loïck Peyron à la barre de Banque Populaire V | B.STICHELBAUT/ BPCE

Peyron et ses hommes foncent vers le record

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Le maxi trimaran Banque Populaire V, lancé à la conquête du Trophée Jules-Verne, posséde plus de 1100 milles d'avance -soit environ 2 jours- sur le temps de référence du Trophée Jules Verne, au 36e jour de mer depuis son départ d'Ouessant (Finistère). Au dernier pointage, Peyron et ses hommes poursuivent leur remontée vers l'Equateur et font face à l'humeur changeante des alizés de l'hémisphère Sud.

Parti depuis le 21 novembre, le Team Banque Populaire se bat contre le temps et les éléments depuis déjà trente-six jours. Avec presque 17 000 milles dans son sillage, soit la plus grande distance jamais encore parcourue depuis la mise à l'eau du trimaran géant, ce dernier tient son rang de "bête de record". A l'épreuve de conditions difficiles, d'une navigation éprouvante dans les mers du Sud et sur la durée, la casse a épargné le bateau, venant confirmer et valider le très gros travail fait par toute l'équipe technique ces derniers mois.

A l'heure d'un petit tour d'horizon des soucis techniques, Loïck Peyron n'évoque d'ailleurs rien d'autre qu'une usure normale du bateau, au moment même où se profilent quelques jours particulièrement difficiles pour la machine, au près et face à des variations irrégulières. "C'est paradoxalement la partie la plus casse-bateau de ce tour du monde. Ca va être un peu difficile pour le matériel dans les prochains jours. La problématique est qu'il reste 5 000 milles à faire, et que sur un multicoque, quand on passe d'une vague à l'autre, on a l'impression qu'on va perdre une dent ! Il y a des petits signes de fatigue évidents sur le bateau. On a envoyé Florent Chastel tout en haut du pommier hier pour vérifier tout ça. Il y a des petits signes d'usure, notamment sur les chariots de grand voile, mais tout cela est assez normal ".