Guillemot à la barre de Safran
Guillemot à la barre de Safran | MEYER / AFP

Le calme avant la tempête

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Il ne reste plus que trois jours avant le départ de la 10e Transat Jacques-Vabre, et les 36 équipages ont d'ores et déjà les yeux rivés sur leurs écrans de contrôle. Alors que l'ambiance est plutôt calme à bord des navires malgré la forte affluence dans le Bassin Paul-Vatine, les prévisions météorologiques indiquent que la donne va sûrement changer dès les premiers jours de mer...

Une vaste dépression est en effet attendue lundi en provenance de Terre-Neuve. Les navigateurs n'auront donc pas trop de répit et seront d'emblée plongés dans le vif du sujet, avec des vents qui pourraient atteindre les 40 noeuds moyens, si ce n'est pas plus ! Et il semblerait que les concurrents n'aient pour le moment d'autre choix que de prendre la direction du Nord, pour passer non loin des côtes anglaises puis au sud de l'Irlande. Il reste toutefois une chance que les conditions s'améliorent d'ici là, et qu'une brèche s'ouvre plus au sud. Dimanche, le départ devrait se dérouler sous un ciel gris, avec un vent de sud-sud-ouest de 10 à 12 noeuds.

Guillemot: "Impatients de mettre notre clignotant à gauche"

"Dès que l'on va sortir de Manche, on devrait se prendre quelques ondées, quelques pressions, qui devraient nous faire penser à l'édition 2009", a indiqué Marc Guillemot, vainqueur de la dernière édition sur le site officiel de Safran. "Donc je pense que cela va être humide, agité, inconfortable, et nous serons tous impatients de mettre notre clignotant à gauche pour regagner le sud et retrouver des températures et des états de mer plus cléments", a-t-il ajouté.

Associé à Yann Eliès qu'il avait sauvé lors de l'édition 2008 du Vendée Globe, Marc Guillemot affiche une certaine confiance. "Nous sommes prêts, il y a juste des petites finitions (...). Nous avons pris deux jours en dehors du Havre pour arriver sereins, (...) et n'avoir qu'un objectif, être prêts pour le départ", a-t-il dit. Pour le natif de Quimper, l'essentiel est de "faire bien fonctionner le bateau, travailler en harmonie, en partageant les décisions". Conscient que la concurrence sera rude, Guillemot préfère en tirer profit. "Il n'y a pas de plus belle course que lorsque rien n'est gagné avant le départ. (...) La première place va être difficile (à obtenir), elle est désirée par beaucoup de monde", a-t-il assuré, tout en espérant s'imposer une nouvelle fois cette année.

Romain Bonte