BWR foncia 05012011
A bord de Foncia | FONCIA-Michel Desjoyeaux

Foncia dans le sillage de Virbac

Publié le , modifié le

Considérés comme favoris de ce tour du monde sans escale, Jean-Pierre Dick et Loïck Peyron se trouvaient en tête de la Barcelona World Race mercredi matin. En une journée de mer, les deux skippers de Virbac-Paprec 3 ont bien accru leur avance sur le duo composé par Michel Desjoyeaux et François Gabart (Foncia), passant de 18 à 46 milles, mais la tendance s'est inversée ces dernières heures. Dominique Wavre et Michèle Paret Mirabaud (Mirabaud) se classent troisièmes.

A présent, neuf des quatorze monocoques engagés dans cette deuxième édition de la Barcelona World Race ont franchi le détroit de Gibraltar. Si les colonnes d'Hercule sont désormais dans le rétro de l'essentiel des concurrents, We Are Water, Renault ZE, Central Lechera et Hugo Boss doivent encore lutter en mer d'Alboran. Le passage de la Méditerranée aura coûté cher à Neutrognea-Groupe Bel qui a ainsi perdu plus de 150 milles. La flotte s'étire sur 225 milles avec donc au premier rang, le tenant du titre (Jean-Pierre Dick s'étant imposé avec Damian Foxall il y a trois ans en 92 jours). Associé cette fois à Loïck Peyron, Dick naviguait ce matin au près au larges des Canaries. Mais si les écarts ont été creusés en une journée de mer, la nuit a été davantage profitable aux premiers poursuivants, Foncia et même Mirabaud, qui ont profité de vents plus intéressants.

Desjoyeaux et Babart ont le vent en poupe. L’équipage Foncia a repris 26 milles au duo Dick/Peyron et a entamé sa descente vers le sud en direction des Canaries dans des vents de sud-ouest de 10 à 15 nœuds. "Côté vie à bord, ça s'organise", a raconté 'Mich Desj' sur son site. "On commence à trouver une place pour chaque chose : la poubelle, les lunettes de soleil quand on s'en sert pas, etc. J’apprends à partager un espace vitale que je m'étais déjà approprié en solo", a-t-il expliqué. Et concernant la navigation, le "Professeur" semble également satisfait après quelques jours de vie à deux. "On discute beaucoup avant les manœuvres, le jeu du "qui fait quoi, c'est comment qu'on fait". Là aussi, j'ai un camarade de jeu enthousiaste, ça le fait bien. C'est bien plus simple à 2, ça permet de naviguer plus propre, tant mieux pour le matos et les voiles", a-t-il déclaré.

Romain Bonte