Yann Eliès
Yann Eliès | AFP - CHARLY TRIBALLEAU

Elies vainqueur final de la Figaro

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Adrien Hardy a remporté samedi soir à Dieppe (Seine-Maritime) la 4e et dernière étape de la Solitaire du Figaro, devant Yann Eliès, qui, grâce à cette 2e place s'est adjugé la victoire finale dans cette compétition.

Hardy (Agir Recouvrement), 28 ans, a franchi la ligne à 2'49" avant Eliès. Celui-ci comptait pourtant plus de 32 miutes de retard sur Fred Duthil, qui était le leader avant ce dernier tronçon, mais qui a complètement été débordé sur ce parcours et qui était pointé assez loin, bien trop loin en tout cas pour empêcher finalement, déjà vainqueur en 2012 de gagner ainsi  sa deuxième Solitaire du Figaro d'affilée.

"C'est incroyable, je n'y croyais pas des masses en partant, a déclaré  Eliès en arrivant. Il a fallu s'arracher. Ça a été une belle bagarre, a-t-il ajouté. Ce doublé, c'est un rêve qui  était peu probable... Peu l'ont fait et je l'ai fait!"

Un parcours sinueux

Jeudi à Roscoff (Finistère), au départ de cette 4e et dernière étape longue  de 520 milles (963 km), les choses ne se présentaient pourtant pas sous les  meilleurs auspices pour Eliès . Après avoir assommé la concurrence lors de la première étape Bordeaux  (Pauillac) - Porto (Portugal), reléguant ses principaux adversaires à deux  heures, voire plus, il pensait avoir course gagnée.
 La deuxième étape Porto - Gijon (Espagne) n'avait pas changé grand chose,  Eliès  terminant 5e et confortant ainsi son emprise sur la course. 
La troisième étape Gijon - Roscoff fut celle de la désillusion, confirmant  une fois de plus le vieil adage selon lequel une course n'est gagnée qu'une  fois la ligne d'arrivée franchie. Victime d'une mauvaise option tactique au  départ puis d'une avarie de gréement, Eliès  terminait 21e, avec 32 min et 28  sec de retard sur le nouveau leader au général, Frédéric Duthil. Désormais 3e derrière Duthil et le champion de France de course au large en  solitaire 2012 Morgan Lagravière, Eliès  allait devoir cravacher pour espérer  l'emporter car disait-il il voulait arriver à Dieppe sans regretter quoi que ce soit. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il a tenté le tout pour le tout et cela a été payant.

Christian Grégoire