MACIF Brest Atlantiques
François Gabart et Gwénolé Gahinet rattrapent peu à peu leur retard. | Damien MEYER / AFP

Brest Atlantiques : Le coup de poker de la MACIF porte ses fruits

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Le coup de poker des skippers du trimaran MACIF, François Gabart et Gwénolé Gahinet, qui n'ont pas pris le même trajet que leurs concurrents, commence à se montrer bénéfique. Mais après 22 jours de course, c'est toujours l'équipage Maxi Edmond de Rotschild qui est en tête, au moment de remonter vers le nord de l'Atlantique.

Vingt-deuxième jour de course et l'équipage Maxi Edmond de Rotschild n'est toujours pas inquiété. En tête de la course depuis son passage au Cap, en Afrique du Sud, leur traversée se passe toujours sans encombre. Même si les trois skippers ont perdu une avance assez conséquente sur leurs poursuivants d'Actual Leader, passant de 433 à 322 mille nautiques d'écart. La faute au choix des premiers de naviguer en zigzag en longeant les méridiens, tandis que les seconds conservent une trajectoire très directe. L'équipage MACIF, toujours troisième, est situé plus au sud après son coup tactique d'hier, mais l'équipage de François Gabart a également repris 100 mille sur ses concurrents et devrait mettre un coup d'accélérateur lors de sa remontée vers le nord de l'Atlantique.

MACIF récompensé par sa prise de risque

Ravi du déroulement de la course, le co-skipper du trimaran MACIF, Gwénolé Gahinet, a pris le temps de faire passer un message plein d'entrain à ses suiveurs, déclarant que malgré "une nuit mouvementée qui a obligé à beaucoup de boulot (...), le vent s'est vite établi au sud pour permettre de bonnes vitesses pour se rapprocher enfin de Brest". Lancé depuis dimanche dans une stratégie à l’ouest différente de ses concurrents, qui, dans un premier temps, s’est avérée coûteuse en milles perdus (jusqu’à 912 milles de retard sur le Max Edmond de Rothschild), le trimaran MACIF est en train de toucher les premiers fruits de cette option : après avoir traversé un front peu actif vers minuit, il a commencé à reprendre un peu de vitesse (22.1 nœuds entre 4 et 8 heures) dans un vent de sud d’une petite quinzaine de nœuds qui a permis à François Gabart et Gwénolé Gahinet de commencer à grappiller des milles sur leurs devanciers.

Positionné entre la tête de course détenue par Maxi Edmond de Rotschild (Franck Cammas et Charles Caudrelier) et, donc, du trimaran MACIF, Actual Leader, positionné en plein milieu de l’Atlantique Sud, à peu près à équidistance des continents africain et sud-américain, continue de progresser vers le nord-ouest, renouant avec des vitesses supérieures à 20 nœuds après deux jours au ralenti. Et si l’écart le séparant du Maxi Edmond de Rothschild s’est resserré dans la journée (322 milles à 16h), l’élastique devrait rapidement se retendre en faveur de ce dernier lorsqu’il aura empanné et accéléré vers le nord. Reste à savoir si Actual Leader parviendra à conserver sa deuxième place de la convoitise du trimaran MACIF. Réponse au prochain épisode…

Avec AFP