Le trimaran MACIF
Le trimaran MACIF | Jérémy Eloy @MACIF

Brest Atlantiques : l'étau se resserre avant Le Cap

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La flotte de la Brest Atlantiques se resserre ce mardi en raison d’une situation météo favorable aux bateaux venant de l’arrière. Après deux semaines de compétition, le leader Maxi Edmond de Rothschild, a quant à lui enchaîné six empannages. Il est attendu mercredi soir au Cap (Afrique du Sud), deuxième et dernière marque de parcours, où le quatrième, Sodebo Ultim 3, s’arrêtera normalement une dizaine d’heures plus tard.

Yves Le Blevec et Alex Pella respirent enfin. Les conditions dantesques (vent fort, mer hachée de face) qu'ils ont dû affronter sont à présent derrière eux et la seconde partie de l’Atlantique Sud leur est nettement plus favorable. A chaque classement, ils réduisent leur retard sur la tête de la flotte. Arrivé le premier au niveau de la zone d’exclusion des glaces, le Maxi Edmond de Rothschild (Franck Cammas/Charles Caudrelier) s’est retrouvé coincé sous l’anticyclone de Sainte-Hélène, positionné particulièrement bas, ce qui l’a obligé à louvoyer dans du vent assez faible.

Ce mardi après-midi, les deux skippers en étaient à leur cinquième empannage, sans doute l’avant-dernier, tandis que derrière eux, le trimaran MACIF de François Gabart et Gwénolé Gahinet, deuxième à 135 milles, en aura fait deux. De leur côté Actual Leader et Sodebo Ultim 3 (Thomas Coville/Jean-Luc Nélias), grâce à la progressive remontée de l’anticyclone vers le nord, ont tiré tout droit, sans empanner une seule fois. 

Le skipper de La Trinité-sur-Mer parle de "satisfaction prudente et mesurée", ajoutant que "La course est encore longue, le jeu est incroyablement ouvert et il peut se passer tellement de choses jusqu’à l'arrivée que tout triomphalisme serait vain et déplacé". Même son de cloche chez François Gabart, "La situation nous a été plutôt favorable par rapport au Maxi Edmond de Rothschild, on n’a pas dit notre dernier mot, mais il reste beaucoup à faire. C’est en tout cas un scénario super serré, Actual Leader est à 200 milles derrière nous, autant dire rien du tout, c’est plutôt une agréable surprise après 15 jours de mer". 

Il s'agit à présent de foncer sur Le Cap, où le Maxi Edmond de Rothschild est attendu le premier mercredi soir et où Thomas Coville et Jean-Luc Nélias s’arrêteront pour établir un diagnostic plus précis des dégâts occasionnés par la casse de leur safran tribord. Il faudra alors enrouler Robben Island -l'île où fut emprisonné pendant presque 18 ans Nelson Mandela-, qu’ils devront laisser à bâbord avant d’attaquer la route retour vers la Bretagne. La route est encore longue.

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