La flotte de la Solitaire du Figaro
La flotte de la Solitaire du Figaro | FP PHOTO JEAN-CHRISTOPHE MARMARA/ALEXIS COURCOUX

Beyou enfonce le clou

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Jérémie Beyou (BPI) était toujours en tête dans la 3e étape de la Solitaire du Figaro entre Dun Laoghaire (Irlande) et Les Sables d'Olonne (Vendée), devant Nicolas Lunven (Generali) et Jean-Pierre Nicol (Bernard Controls).

Leader du classement général provisoire après sa victoire dans la 2e étape Caen (Calvados) - Dun Laoghaire, Beyou se trouvait à 18h30 heure française dans le sud des îles Sorlingues et, avec les 45 autres "Figaristes", faisait route sur Ouessant. Au moment où les Figaristes doublaient la pointe sud-ouest de l'Angleterre, le gros de la flotte de la Fastnet Race (300 bateaux) croisait dans l'autre sens! L'occasion d'échanger des encouragements à la VHF (radio) entre des gens qui se connaissent souvent très bien. Détail amusant: David Sineau, qui avait abandonné sur avarie au début de la 2e étape de La Solitaire du Figaro, a embarqué sur l'un des voiliers en route pour le phare du Fastnet, au sud de l'Irlande, et a donc croisé ses anciens camarades...

La traversée de la Manche, dans la nuit de lundi à mardi, devrait se faire au près (contre le vent), dans du sud-ouest fraîchissant. Après une centaine de milles (environ 180 km), l'arrivée au petit matin sur les côtes bretonnes sera comme toujours délicate à négocier. Il s'agira de se placer idéalement pour cet atterrissage sur le phare de Men Korn, tout près d'Ouessant, qu'il faudra laisser à tribord (droite). La principale difficulté sera le courant qui, à partir d'une heure du matin mardi, commencera à contrarier la progression des monocoques Figaro Bénéteau.

Beyou devrait être le premier à être confronté au phénomène et on peut donc s'attendre à un léger tassement des écarts mardi matin. Pour le plus grand plaisir des retardataires, car la flotte s'étirait lundi soir sur une petite vingtaine de milles, Arnaud Godart-Philippe (Senoble) fermant la marche. Beyou imprime en tous cas sa marque sur cette étape, ajustant ses trajectoires au millimètre, alternant envois de spinnaker et de génois au bon moment. Rien n'est joué, cependant, et quelques gros bras (Lunven, Fabien Delahaye, Erwan Tabarly par exemple) ne sont pas très loin dans son sillage.

AFP