Banque Populaire V accroit son avance

Banque Populaire V accroit son avance

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Le maxi trimaran Banque Populaire V, lancé à la poursuite du Trophée Jules-Verne (tour du monde en équipage sans escale), dévale l'Atlantique sud à grande vitesse au large du Brésil et possédait, à la mi-journée, 185 milles d'avance sur le temps de référence détenu par Groupama 3 de Franck Cammas. "Ces engins sont complètement dingues, complètement fous", s'est exclamé le skipper du plus grand (40m) multicoque de course au monde, Loïck Peyron.

Banque Populaire V fend la bise. Et cela décoiffe, même son skipper, Loïck Peyron: "Dès que les compteurs s'affolent, il est très facile de s'envoler sur un flotteur si le barreur n'est pas vigilant", a-t-il déclaré après que son maxi trimaran ait atteint la vitesse extrême de 41 noeuds (soit 74km/h) lors d'une survente, alors qu'il marche "normalement" à 35 noeuds. "Ces engins sont complètement dingues, complètement fous". Et en matière de folie, le Nantais en connaît un sacré rayon sur l'eau, que ce soit en équipage, en solitaire, en multicoques ou en monocoque. 

L'équipage de 14 personnes va mener le voilier vers le sud en contournant l'anticyclone de Saint-Hélène. "Ca va très vite. D'ici deux jours, on sera dans du grand frais, a noté le skipper du trimaran géant, mais il y a de bonnes conditions météo dans le sud. Ce sera violent, brutal, comme toujours, mais il ne devrait pas y avoir trop de mer", annonce déjà Peyron. Avant de se rafraichir les idées et de mener un dur combat, le gréement sera examiné en profondeur, Florent Chastel montant deux fois en tête de mât dès mercredi, ce qui lui fera accéder à l'altitude de 47m, en passant une fois par l'intérieur et une fois par l'extérieur. Un exercice de voltige nécessaire avant de passer aux choses très sérieuses.

Pour le moment, Banque Populaire V possède 185 milles d'avance sur les temps de passage de Groupama 3 de Franck Cammas, établi en 2010. Pour conquérir ce Trophée Jules Verne, Loïck Peyron et ses hommes doit faire le tour du monde en moins de 48 jours, 7 heures et 44 minutes. Ils doivent donc revenir en Bretagne, et couperla ligne d'arrivée entre Ouessant et le Cap Lizard, avant le 9 janvier 2012 à 17h15.

Thierry Tazé-Bernard @thierrytaze