Nicolas Vogondy (BBOX) Dauphiné 2010
Nicolas Vogondy (BBOX) s'est échappé en compagnie de Dimitri Champion (AG2R-La Mondiale). | AFP - Lionel Bonaventure

Vogondy: "C'est bon pour le moral"

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Malmené lors des deux derniers jours, Nicolas Vogondy (BBOX) a été, ce mercredi, un des principaux animateurs de l’étape entre Cambrais et Reims. Aux côtés de Dimitri Champion (AG2R-La Mondiale). Si l’échappée des deux Français n’a pas aboutie, Vogondy n’en reste pas moins heureux d’avoir pu montrer le maillot.

Aujourd’hui, vous avez fait un long raid mais il était pratiquement impossible d’aller jusqu’au bout ?

"L’étape était destinée aux sprinteurs et ça c’est confirmé avec l’arrivée au sprint. On avait la consigne de se montre et de se glisser dans les échappées. Depuis le troisième jour, il y a toujours un coureur BBOX devant. Aujourd’hui, c’était mon tour. On s’est dit pourquoi pas, on ne sait jamais ce qui peut se passer. Il ya deux jours, on l’a vu avec Sylvain Chavanel qui a gagné l’étape. Moi, je n’ai pas réussi à aller jusqu’au bout mais on réessayera plus tard."

Vu votre état de forme, pourquoi ne pas avoir attendu encore un peu plus dans le calendrier des étapes pour tenter quelques chose ?

"Attendre les étapes de montagne aurait été bien mais aujourd’hui, je me suis fait plaisir et en même temps, je me suis rassuré. Et puis, un coureur devant ça met forcement de la bonne ambiance dans l’équipe. Ca permet de montrer le maillot donc c’est bon pour le moral. Et ce qui s’est passé n’empêchera pas, dans les Alpes ou les Pyrénées, de retenter quelque chose."

Comment s’est dessinée votre échappée avec Dimitri Champion ?

"Hier, je m’étais dit qu’avec le vent de face, il n’y aurait pas grand monde pour aller devant. Donc je me suis dit que j’allais essayer. Dimitri est parti en premier. Je l’ai suivi. On eu quatre minutes d’avance puis deux minutes. Là, on a senti que ça allait peiner à aller au bout. On a quand même essayé mais ça na pas marché. Ca reste malgré tout bon pour le moral."

Comment ça se passe quand on sent qu’on va se faire rattraper ?

"A environ 40km de l’arrivée, on n’avait plus qu’une minute d’avance. Là, il ne fallait pas se relever car le peloton ne voulait pas rentrer sur nous. On a ralenti, le peloton a ralenti. Nous avons quasiment géré le peloton. Si on accélérait, le peloton accélérait. On a donc essayé de garder le maximum de force pour le final. Malheureusement, on s’est fait rattraper à 3km. C’est le scénario classique."

Commet vous-êtes vous senti physiquement après deux dernières étapes difficiles ?

"Les deux derniers jours ont été difficiles car ce n’était pas du tout ma spécialité. Je fais 60kg, je n’ai donc pas le physique adéquat pour les pavés. Du coup, le Tour de France commence vraiment aujourd’hui pour moi."

Isabelle Trancoën