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Thomas Voeckler en jaune | JOEL SAGET / AFP

Voeckler: "C'est difficile à décrire !"

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Thomas Voeckler a retrouvé le maillot jaune, pour le plus grand plaisir du public français. Lui qui avait déjà séduit une première fois les fans de la petite reine lors du Tour 2004, en portant pendant dix jours le maillot jaune. Depuis, sept ans se sont écoulés, avec deux victoires d'étape sur la Grande Boucle (en 2009 et 2010) et un changement de sponsor (BBox en EuropCar).

Il était tout sourire, Thomas Voeckler sur la ligne d'arrivée de la neuvième étape. Dans les bras de Jean-René Bernaudeau, son Directeur Sportif, Voeckler a de nouveau vécu un grand moment d'émotion. "Quand je disais que je n'avais pas d'objectif précis, c'était la vérité, mais je ne me fixais pas de limite non plus", a-t-il lancé au micro de France Télévisions. "J'ai dit que je ne gagnerai pas d'étape chaque année, et je prends le maillot jaune cette année... c'est impeccable ! " Et Saint Flour réussit bien à l'Alsacien, lui qui avait déjà porté le maillot jaune ici-même en 2004 après avoir terminé cinquième d'une étape, juste devant un certain Lance Armstrong, sixième.

Vainqueur d'une étape lors des deux dernières années, le natif de Schiltigheim se contente largement de ce maillot jaune. "Je n'ai pas réussi à gagner l'étape, mais franchement, je pense que le public ne m'en voudra pas, parce qu'il faut faire des choix. Je devais vraiment laisser tomber l'étape, tout en sachant que je n'avais aucune certitude quant à mon avance", a-t-il indiqué. En grande forme depuis le début de saison, Voeckler ne fait que confirmer tout le bien que l'on pense de lui, après ses succès sur les Quatre Jours de Dunkerque, dans le Tour du Haut-Var, au GP de Cholet-Pays-de-Loire, et sa troisième place au Championnat de France sur route. "C'est difficile à décrire !", a-t-il lancé entouré d'une meute de journalistes.

"Je ne voulais pas avoir de regrets, mais j'avoue que je ne pensais pas au maillot jaune", a-t-il déclaré dans L'Equipe. "Je ne croyais pas pouvoir l'avoir une deuxième fois dans ma carrière", a admis le leader de la formation EuropCar. Voeckler note que la chute de Hoogerland et Flecha (renversés par une voiture suiveuse) ne l'a "pas vraiment arrangé", et précise que sa cheville "a touché violemment Flecha". "J'aurais préféré que l'on continue à cinq, cela m'aurait permis de récupérer et on aurait creusé l'écart", a-t-il analysé. Le coureur aujourd'hui âgé de 32 ans explique également que "leur chute est survenue trop près de l'arrivée pour qu'on les attende". Son maillot jaune, il le doit surtout au "courage" qu'il a eu "de (se) faire mal dans la dernière bosse, samedi" à Super-Besse, car il aurait été alors classé derrière Sanchez. Voeckler espère désormais faire aussi bien qu'en 2004, et pourquoi pas garder ce maillot jaune pendant plus de dix jours.

Romain Bonte