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Alexandre Vinokourov | AFP

Vino à l’orgueil

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Depuis le début de ce Tour de France, Alexandre Vinokourov passait presque inaperçu. Voir un tel coureur aussi peu sollicité au départ et à l’arrivée de chaque étape était toujours aussi surprenant. Cette fois, il s’est illustré et n’est pas passé si loin d’une cinquième victoire d’étape sur la Grande Boucle. Le Kazakh termine finalement 45e à 46 secondes du vainqueur.

L’an passé, le Kazakh avait annoncé qu’il disputait son dernier Tour et le leader de la formation Astana avait même affirmé qu’il souhaitait revêtir le maillot jaune pour ses adieux à la Grande Boucle. Mais le sort en a décidé autrement et il s’est fracturé la tête du fémur, en chutant dans la 9e étape. Sept jours plus tard, Vino annonce qu’il met fin à sa carrière. Vinokourov qui a connu la gloire, et les déboires avec notamment sa suspension pour dopage lors du Tour 2007, ne voulait pas terminer sur une si mauvaise note. Après deux mois de réflexion, le vainqueur de la Vuelta 2006 revient sur sa décision et se lance un nouveau défi, celui de rallier les Champs-Elysées sur le Tour 2012.

En ce 14 juillet, on a retrouvé un peu du grand Vinokourov, celui qui avait notamment remporté quatre étapes sur le Tour (la 9e en 2003, la 11e et la  21e en 2005 et la 13e en 2010). Repris à 2,5 kilomètres de l’arrivée avec son compagnon d’échappée Albasini, le dossard N.189 assure pourtant que « ce n’était pas prévu ». « On voulait placer Janez (Brajkovic),et je me suis retrouvé devant, alors je me suis dit ‘pourquoi ne pas essayer !’ », a indiqué l’enfant de Petropavlosk.

« C’est bon signe, je reviens »

« Albasini était un bon rouleur aussi, alors on s’est dit que l’on avait une petite chance. On a tenu, mais c’était difficile d’aller au bout », a résumé Vino. « On a quand même essayé », a-t-il poursuivi, tout en étant satisfait de retrouver la forme. « Les jambes reviennent, on verra bien la suite », a lancé le coureur de bientôt 39 ans.

« Dans le Tour, il y a toujours des étapes comme celle-ci avec des petites routes, du vent et des bordures. Tout le monde voulait placer son leader devant, mais ce n’était pas évident », a-t-il déclaré avec son accent kazakh. « Il m’a manqué un peu de force, et nous étions tous les deux un peu fatigué avec Albasini », a expliqué Vinokourov, et d’ajouter avec une certaine satisfaction : « c’est bon signe, je reviens ».

Romain Bonte