Denis Masseglia, le président du CNOSF
Denis Masseglia, le président du CNOSF | PHILIPPE MILLEREAU / DPPI Media / DPPI

Vers une pétition nationale pour les moyens du sport français

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Le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) va lancer une pétition au niveau national pour que le budget alloué au sport soit "à la hauteur des ambitions qu'on lui prête", après une année de coupes, a annoncé mercredi son président Denis Masseglia.

Lors d'un congrès extraordinaire qui réunissait, à huis clos, toutes les fédérations -- une centaine -- et les structures locales du CNOSF, "nous avons décidé unanimement de lancer une pétition nationale (...) qui demandera que le sport français dispose des moyens à la hauteur des ambitions qu'on lui prête et qu'il se fixe", a expliqué M. Masseglia, donnant rendez-vous au 4 septembre pour en dévoiler le texte.

Il a rappelé qu'après l'attribution à Paris des Jeux Olympiques de 2024, en septembre dernier, les clubs amateurs avaient subi une "diminution drastique des emplois aidés" et une baisse des subventions versées par le Centre national pour le développement du sport (CNDS), le bras financier du ministère des Sports. Le budget dudit ministère avait été annoncé en baisse de 7%, à 481 millions d'euros, avant une rallonge de 27 millions d'euros votée au Parlement.

Depuis, "le mécontentement et le désarroi de la base n'est absolument pas retombé", a assuré Denis Masseglia lors d'un point-presse après le congrès. "C'est l'intérêt de Paris-2024 que d'avoir une équipe de France olympique et paralympique performante", et "puis c'est important aussi qu'il y ait un héritage sociétal qui repose beaucoup sur la capacités des clubs à organiser les pratiques", a-t-il ajouté.

Sa principale revendication: que les taxes affectées au sport, prélevées sur la Française des Jeux, sur les paris sportifs en ligne et sur les droits TV, soient intégralement versées aux crédits du sport, alors qu'une partie retourne aujourd'hui dans le budget général de l'État. Il a rappelé qu'une dizaine de députés de la majorité avaient fait le même voeu dans un tribune au Journal du dimanche en juillet.

AFP