équipe Cofidis TDF 2010
La formation française Cofidis | AFP - Lionel Bonaventure

Van Londersele : "Un Tour mi-figue, mi-raisin"

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Seule des quatre équipe françaises engagées sur le Tour à ne pas avoir remporté d'étape, la Cofidis affiche une mine un peu déconfite, ce dimanche. Si le succès n'a effectivement pas été au rendez-vous, certains coureurs comme Damien Monier ou encore Stéphane Augé ont néanmoins montré le maillot à plusieurs reprises. Le directeur sportif Francis Van Londersele tire, pour nous, le bilan de ces trois semaines.

Quel bilan tirez-vous de ce Tour 2010 ?
"On est un peu déçu dans le sens où on n’a pas gagné d’étape. On était venu pour ça, pour au moins en remporter une. On a fait un très bon début de saison puisqu’on est l’équipe française avec le plus grand nombre de victoires. Malheureusement, on n’a pas eu la cerise sur le gâteau cette année. Je ne peux pas en vouloir à mes coureurs parce qu’ils ont été valeureux. On avait ciblé des étapes mais malheureusement, ces jours-là, on n’était pas très bien ou trop peu représenté. Les gars ont régulièrement essayé de renverser la tendance en notre faveur. Mais à chaque fois, il y a eu des réactions de la part du groupe maillot jaune, des grimpeurs ou encore des sprinteurs. C’est dommage car nous n’avons pas su nous montrer à notre meilleur niveau !"

Vous avez eu un manque de réussite mais aussi un manque de fraîcheur.
"On s’est beaucoup investi en début de saison car c’était très important pour la société Cofidis qui devait nous donner son accord pour qu’on puisse repartir pour deux années. Quand on a appris la décision en mars-avril, nous avons un peu relâché la pression. Pourtant, nous avons encore gagné quelques courses, que ce soit sur le Tour du Luxembourg ou le Giro. On a eu ensuite un peu de mal sur le Critérium du Dauphiné à retrouver un semblant de vitalité, d’énergie. A ce moment là, on s’est dit que quand le Dauphiné n’est pas bon, le Tour de France l’est généralement. Malheureusement, on a fait un Tour de France mi-figue, mi-raisin. On a montré le maillot, c’est bien. Mais dans le vélo, la victoire est ce qu’il y a de plus important. Maintenant, il va falloir trouver de nouveaux challenges afin de rebondir en fin de saison."

Quelles sont vos prochaines échéances ?
"Je pense qu’on peut aller gagner des étapes sur la Vuelta car c’est un peu moins dur que sur le Tour de France. On a aussi, avec David Moncoutié, l’ambition d’y empocher le maillot des grimpeurs pour la troisième fois. Rein Taramaae, qui a raté son Tour, sera sur la Vuelta. Samuel Dumoulin aussi. On va pouvoir aligner une équipe plus compétitive que prévu. Ca nous donne un peu de baume au cœur. Il faut vraiment qu’on se donne les moyens de faire une bonne fin de saison, notamment pour les gens qui viennent nous voir au bord des routes et pour tous les amateurs de cyclisme."

Où en êtes-vous des recrutements et des départs pour la saison prochaine ?
"On a quelques coureurs qui sont sur le départ : Amaël Moinard va porter les couleurs de la BMC, Rémy Pauriol devrait filer à la FDJ. Maintenant, on compte bien renforcer l’équipe, trouver de nouveaux coureurs, redonner une vitalité différente. Il nous faut trouver quelqu’un pour aider Rein Taramaae, le soutenir. Ce dernier est un jeune coureur avec lequel il y a encore beaucoup à faire. En termes de recrutement, il nous faudrait aussi un coureur pour les classiques car ces courses sont des objectifs important pour la Cofidis."

Isabelle Trancoën