Tristan Valentin (Cofidis) échappée TDF 2011
Tristan Valentin (Cofidis) | AFP - Joël Saget

Valentin : "Ca fait plaisir d'être devant"

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Lourdement blessé lors de Paris-Roubaix 2008 (fractures coudes et épaules), Tristan Valentin s'est offert une belle revanche, mercredi, lors de la 5e étape entre Carhaix et Cap Fréhel. Pour son premier Tour, le coureur de la Cofidis, a été un des animateurs du jour en compagnie de Sébastien Turgot, Anthony Delaplace et Jose Ivan Gutierrez. Même si l'échappée n'a pas été jusqu'au bout, Valentin ne cachait pas sa joie.

Vous avez été un des animateurs de cette 5e étape. Comment ça s’est passé ?
« Au début, ça a pas mal bagarré pour sortir mais ensuite, j’ai réussi à lancer l’échappée. Il fallait prendre le maximum d’avance avant la partie où le vent venait de travers, à environ 80 bornes. On savait que derrière ça allait rouler très fort. On a pris un peu de champs mais pas assez. On était déjà usé. »

Malgré tout, avez-vous cru à un moment que vous iriez jusqu’au bout ?
« C’est le genre de chose auquel on ne pense que dans les derniers moments. Avant, je n’ai pas eu le temps car on voulait avant tout maintenir, conforter notre avance. Mais quoi qu’il en soit, ça fait plaisir d’être devant »

Comment vous êtes-vous senti physiquement ?
« Hier, j’ai eu une journée difficile sur des routes un peu mauvaises mais aujourd’hui je me suis senti bien donc je me suis lancé dans la bagarre. Etre échappé sur le Tour, c’est vraiment sympa ! »

Vous avez été longtemps en convalescence après une terrible chute sur Paris-Roubaix en 2008. C’est une belle revanche que vous avez pris aujourd’hui ?
« C’est effectivement une belle revanche car si on remonte trois ans en arrière, on ne donnait pas cher de ma peau. Etre encore coureur, sur le Tour et parvenir à s’échapper, c’était presque inespéré. C’est un beau clin d’œil. On n’est qu’à la 5e étape du Tour et j’espère bien ne pas m’arrêter là. »

La journée a été marquée par une avalanche de chutes. Il semble que Cofidis ait réussi à passer entre les gouttes.
« En dehors de Julien El Farès qui est tombé lors de la première étape et de Samuel Dumoulin(NDLR : deux chutes), on a effectivement été épargné par les chutes. Pour l’instant, on touche du bois. Il y a des équipes qui comptent beaucoup plus de blessés que nous. »

Samuel Dumoulin expliquait hier que « Cofidis ne parvenait pas à toucher les dividendes du travail fourni ».
« Ce n’est pas faux. Si on prend comme exemple l’étape d’hier, on a été longtemps devant et bien placés, on a mené une belle course, on n’a jamais été surpris et au final, on ne parvient pas à tirer notre épingle du jeu. C’est ni blanc ni noir. Ca va mais sans sourire complètement. C’est sûr qu’il y a une petite frustration et on espère bien une amélioration pour la suite. »

Isabelle Trancoën