Osaka
La Japonaise ne cesse de progresser. | JULIAN FINNEY / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

US Open : Naomi Osaka, une ascension en deux temps

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Première Japonaise à remporter un Grand Chelem, la Japonaise Naomi Osaka donne un sacré coup de jeune au circuit féminin. A seulement 20 ans, son ascension palpable depuis deux ans semble inarrêtable. Du haut de son mètre quatre-vingt, la native d’Osaka a tout simplement écrasé une partie de l’état-major de la WTA lors de la tournée américaine en début d’année. Après une saison compliquée sur terre et sur gazon, l'outsider retrouve de sa superbe, sur dur. Récit d’une ascension sans limite.

Juillet 1996. Kimiko Date se qualifie pour les demi-finales de Wimbledon en éliminant Mary Pierce en trois sets. La Nippone crée alors un exploit pour tout un peuple. A l'époque, Naomi Osaka ne pouvait pas savoir qu'elle serait la première Japonaise à remporter un Grand Chelem, elle n'était tout simplement pas née. Et pour y arriver, la 19e mondiale n'a pas fait de détails : 6-3, 6-2 / 6-2, 6-0 / 6-0, 6-0 / 6-1, 6-1 / 6-2, 6-4 /6-2, 6-4. Depuis le début de l'US Open, seul son huitième face à Aryna Sabalenka fut disputé (6-3, 2-6, 6-4). Si les grands noms manquaient à son brillant parcours, les succès consécutifs face à Keys et Williams donnent de l'épaisseur à ce titre. 

A chaque match, difficile de percevoir un quelconque manque d'expérience dans l'attitude d'Osaka. Le meilleur résultat de la Japonaise en Grand Chelem jusqu'à cette édition 2018 de l'US Open était un huitième de finale, à l'Open d'Australie en début d'année. "J'étais en panique à l'intérieur, mon corps tout entier tremblait mais j'ai bien joué", a reconnu Osaka, qui a accueilli sa qualification historique pour le dernier carré sans émotion apparente, deux jours après avoir fondu en larmes suite à son succès en huitième.
 

Naomi Osaka émue après sa qualification en 1/4.
Naomi Osaka émue après sa qualification en 1/4. © JULIAN FINNEY / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Osaka, l’ascension en deux temps

La joueuse née d'une mère japonaise et d'un père haïtien ne débarque pas de nulle part. Déjà en 2016, celle qui possède également la nationalité américaine marque son empreinte. Elle réalise une saison complète à tout juste 18 ans : troisième tour de l'Open d'Australie, de Roland Garros et de l'US Open. Elle devient alors un espoir du tennis japonais, sans pour autant en maitriser sa langue. Ses parents ont déménagé à New-York lorsque Naomi avait 3 ans. Entre sa première brillante saison et son sacre à Indian Wells en mars dernier, la joueuse fait le dos rond, apprend et s’offre ses deux premières victoires contre des top 10, face à Vénus Williams (Open de Hong Kong) et Angélique Kerber (US Open).

Serena comme modèle

Sur le court, la jeune prodige rajeunit le tennis féminin avec force et détermination, elle balaie ses adversaires à coup de massue, entre puissance, agressivité et intelligence tactique. Elle possède ce point commun avec son modèle Serena Williams. Pour marcher dans les pas de son idole, Naomi Osaka a choisi Sascha Bajin comme entraîneur, ancien coach de la cadette des sœurs Williams. Cette admiration donne une saveur particulière à sa victoire en finale de l'US Open. L'élève a, sur un match, dépassé son maître. 

Benjamin Badache @Ben_Badache

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