Romain Bardet (AG2R-La Mondiale)
Romain Bardet (AG2R-La Mondiale) | DR

Une journée qui va laisser des traces

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De Romain Bardet à Jean-Marc Marino en passant par Jérôme Pineau, Jean-Christophe Péraud et le Belge Maxime Monfort, tous les coureurs reconnaissaient à l’arrivée de la 7e étape à Albi que la chaleur éprouvante et la succession de côtes ont durement entamé les organismes avant un week-end pyrénéen difficile.

"Je me suis senti plutôt bien", a confié le néophyte Romain Bardet, satisfait du travail effectué par son équipe AG2R pour s’emparer d’un maillot distinctif. "C’était une bonne étape pour l’équipe avec Blel (Kadri) à l’avant qui prend le maillot à pois, et derrière j’empêche Rolland de marquer des points, donc c’est pas mal. Après, une journée comme ça va laisser des traces. La chaleur et un rythme effréné dans les 100 derniers kilomètres, ça va laisser des traces dans les prochains jours. Il y a pas mal d’organismes qui sont fatigués".

Son leader Jean-Christophe Péraud corroborait les propos tenus par son jeune et prometteur coéquipier. "C’était difficile. On ne s’attendait pas à ce que les Cannondale mettent en route dans le deuxième secteur. Ils ont un peu surpris tout le monde. Le corps a été mis à rude épreuve".

Marino: "La meilleure tactique possible"

"Il faisait chaud et ça roulait vite, mais comme c’était la plupart du temps en descente, ça allait", renchérissait de son côté Maxime Monfort, le rouleur de RadioShack. "Mais c’est vrai que dans la bosse, c’était difficile".

Des Cannondale qui ont effectivement surpris tout le monde lors de leur attaque. "J’étais parti chercher des bidons pour les copains. Puis au pied de la bosse, les Cannondale ont fait "tout péter" pour distancer Cavendish et compagnie. C’est bien joué de leur part. C'était la meilleure tactique possible", a expliqué Jean-Marc Marino le coureur de chez Sojasun.

Un coup de force que n'a pu enrayer pour sa part Jérôme Pineau (Omega Pharma) pour son leader Mark Cavendish. "Les hommes de Sagan ont attaqué. Mark n'a pas pu suivre. On a vu que l’on ne rentrerait pas. Nous étions trois équipes avec Argos et Lotto à rouler. On était revenu à 1’40 , mais après cela ne l’a pas fait. Il était préférable de se relever, le Tour est encore long".

Vidéo: Jérôme Pineau analyse la journée de course

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