Un parti nationaliste corse menace la 3e étape du Tour

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Le parti nationaliste Corsica Libera (Corse libre) a menacé d'empêcher le départ de la 3e étape du Tour de France lundi (Ajaccio-Calvi) dans l'île si ses deux militants, sur les quatre arrêtés samedi, ne sont pas remis en liberté. Deux d'entre eux étaient toujours en garde à vue dimanche, leurs deux camarades ayant été remis en liberté.

"Si les deux militants actuellement en garde à vue pour 'tags à caractère  nationaliste' ne sont pas libérés dans la journée, le Tour de France ne  passera pas lundi", a déclaré Corsica Libera dans un communiqué co-signé par  l'association Sulidarita (Solidarité) de soutien aux prisonniers politiques  corses incarcérés sur le continent. La RN 193 reliant Bastia à Ajaccio pour l'étape de dimanche a été couverte, notamment dans le col de Vizzavona, de graffitis "FLNC" (Front de libération nationale de la Corse" et "Liberté pour les patriotes", a constaté l'AFP dans  la nuit de samedi à dimanche.

Corsica Libera, qui compte plusieurs élus à l'Assemblée de Corse, avait  déclaré dans un communiqué diffusé avant le départ du Tour que "cet évènement  ne saurait en aucun cas être interprété comme une manifestation d'adhésion de  la Corse à l'ensemble national français", rappelant notamment que "chaque  année, l'épreuve traverse naturellement de nombreux territoires étrangers à la  France". Pour Corsica Libera, la retransmission internationale constitue "une mise  en valeur sans précédent" mais la Corse "ne pourra en tirer profit qu'à la  condition d'arrêter une réelle politique au service d'un tourisme intégré et  maîtrisé et de fixer rapidement des règles de protection de notre patrimoine  foncier et environnemental". "Faute de quoi, a ajouté le parti nationaliste, cette promotion à grande  échelle de nos atouts naturels ne fera qu'accentuer le processus de  marchandisation spéculative de notre terre actuellement à l'oeuvre".

AFP