Stade Roland-Garros
Les courts de Roland-Garros, dont le court Philippe Chatrier, vus du court Suzanne Lenglen | AFP / RIA Novosti / Alexey Kudenko

Un nouveau vote au Conseil de Paris pour l'extension de Roland-Garros

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La Ville de Paris a décidé de mettre au vote une nouvelle délibération concernant l'extension du stade de Roland-Garros les 22 et 23 avril prochains, alors que la précédente a été jugée illégale par le tribunal administratif. Malgré l'appel formulé par la Ville et la FFT, la Ville a donc décidé de ne pas attendre le jugement de l'appel. Selon l'AFP, la nouvelle convetion serait ramenée de 99 à 50 ans, et l'indemnité de 20 millions d'euros, que toucherait la Fédération de tennis en cas de bloquage irrémédiable et définitif du projet, aurait été enlevée.

La mairie de Paris a décidé de ne pas attendre le résultat de son appel. Le 28 février dernier, le tribunal administratif de Paris avait jugé illégale la délibération autorisant la Ville de Paris de signer une convention avec la Fédération française de tennis dans le cadre de l'extension et de la modernisation du stade de Roland-Garros. Deux raisons à cette décision: l'information des conseillers de Paris  au moment du vote n'avait "pas été suffisante" et le taux de redevance demandée par la Ville à la FFT était "manifestement trop faible au regard des avantages de toute nature consentis". Le tribunal avait donné deux mois pour résilier la convention. L'appel fait par la Ville contre ce jugement ne servira pas à grand-chose. Car lors du prochain Conseil de Paris, dans sa séance plénière des 22 et 23 avril, une nouvelle délibération sera mise au vote. 

La nouvelle délibération, que s'est procurée l'AFP, informe de manière plus  complète les élus, et revoit à la baisse les conditions accordées par la Ville  à la FFT. Ainsi la durée de la future convention sera-t-elle réduite de 99 à 50 ans, et la FFT a-t-elle renoncé à une indemnité de 20 millions d'euros en cas de  blocage irrémédiable et définitif du projet. Le groupe EELV au Conseil de Paris, hostile au projet porté par la FFT et  la Ville, a fait part de sa déception face à cette nouvelle délibération. "Il y a une contradiction entre le fait de faire appel et de proposer une  nouvelle délibération. Sur le fond, le montant de la redevance est toujours  trop faible. On ne change les choses qu'à la marge", a commenté le conseiller  de Paris Yves Contassot.

Agnès Popelin, secrétaire générale de l'une des associations qui avait  saisi la justice, s'est pour sa part étonnée que la future convention reprenne  sans le modifier le projet de la FFT, alors que le Conseil de Paris a demandé  en mars que la Fédération finance une étude sur le projet alternatif porté par  les associations. Ce projet, qui implique une couverture partielle de l'A13, permettrait  d'éviter de détruire des serres du jardin botanique du Bois de Boulogne. "Je ne comprends pas l'attitude de la Ville, qui ne respecte pas ce qu'elle  a promis le mois dernier. Les électeurs jugeront".