Vera Zvonareva
La Russe Vera Zvonareva (N.3) est tombée face à Anastasia Pavlyuchenkova | Isabelle Trancoën

Un dimanche de labeur

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La Russe Vera Zvonareva (N.3), demi-finaliste en Australie, s'est inclinée, en 8e de finale de Roland-Garros, face à sa compatriote de 19 ans, Anastasia Pavlyuchenkova (N.14). Cette dernière disputera le premier 1/4 de finale de sa carrière en Grand Chelem. C'est aussi le cas de Fabio Fognini, tombeur de Montanes 4-6, 6-4, 3-6, 6-3, 11-9. Tenante du titre, Francesca Schiavone (N.5) a survécu à Jelena Jankovic (N.10), Svetlana Kuznetsova (N.14) à Daniela Hantuchova.

Encore une favorite à la trappe

Décidément, les têtes de série tombent comme des mouches sur la terre battue parisienne. Après les éliminations de Kim Clijsters, Samantha Stosur et de la N.1 mondiale Caroline Wozniacki, c'est au tour de Vera Zvonareva de s'incliner prématurément. Sur le court Philippe Chatrier, la Russe, tête de série N.3, n'a pas réussi à contrer la fougue de la jeunesse de son adversaire du jour, Anastasia Pavlyuchenkova (N.14). Si elle a semblé trouver la parade dans un deuxième set après avoir perdu le premier au tie-break, Zvonareva n'a pas réussi à tenir la distance et a finalement trébuché après 2h27 de jeu (7-6, 2-6, 6-2). Cette victoire est une revanche pour Pavlyuchenkova qui, en avril dernier, s'était inclinée face à sa compatriote à Stuttgart. Cette victoire est surtout une belle récompense pour la jeune joueuse qui confirme ainsi tous les espoirs qu'elle suscite depuis son passage en juniors. Pour le premier quart de finale en Grand Chelem de sa carrière, Pavlyuchenkova affrontera la gagnante du duel Jankovic/Schiavone.

Schiavone fait de la résistance

Pour passer en quarts de finale, Francesca Schiavone devait mettre fin à une série de trois défaites de rang contre Jelena Jankovic. Une obligation pour ne pas rejoindre la cohorte de têtes de série éliminées dans ce tableau féminin, après les disparitions de Wozniacki (N.1), Clijsters (N.2), Stosur (N.8) et ce matin Zvonareva (N.3) notamment. La terre-battue parisienne semblait idéale pour l'Italienne, tenante du titre et auteur d'un début de match tonitruant (5-1) qu'elle devait péniblement conclure après avoir beaucoup lutté (6-3). La Serbe, désireuse de retrouver son lustre passé, prenait rapidement les choses en main dans la deuxième manche, pour mener (3-0). Mais la Transalpine revenait pour servir en n'étant plus menée que (3-2), la chance d'égaliser s'éloignant avec une nouvelle perte de son engagement (4-2) puis de cette deuxième manche sur un score sévère (6-2), dont les 55 minutes de durée traduisaient mieux la proximité des deux joueuses. Le chassé-croisé des deux adversaires se poursuivait dans la dernière manche. C'est d'abord  la tenante du titre qui réalisait le break pour mener (3-2), mais l'ancienne N.1 mondiale subtilisait aussitôt le service adverse (3-3). Et à (4-4), malgré trois occasions de mener (5-4), la Serbe concédait une nouvelle fois son engagement pour ouvrir la voie royale à Schiavone, qui s'imposait donc 6-3, 2-6, 6-4. Elle pouvait, une nouvelle fois, embrasser cette terre-battue qui l'épargne encore cette saison, pour l'instant.

Le gâchis de Montanes

C'était un match attendu entre deux "terriens". Un match serré à coup sûr, qui a tenu ses promesses, mais qui n'a pas brillé par le réalisme de Fabio Fognini ni d'Albert Montanes. Pour son dixième Roland-Garros, Albert Montanes a eu six fois l'occasion d'atteindre les quarts de finale des Internationaux de France. Mais il n'a pas su concrétiser les incalculables occasions qui s'offraient à lui, notamment en fin de match où le Transalpin souffrait de crampes et accumulait les fautes de pied (7 au total). L'Espagnol s'est mis tout seul sur le mauvais chemin lorsque, menant deux sets à un et 3-1, il a laissé son adversaire refaire son retard et enchaîner cinq jeux de suite pour finalement s'offrir une cinquième manche. Et dans le cinquième set, il menait 5-2 et finissait par céder son engagement à la quatrième balle de débrak (5-4) pour se retrouver ensuite à (5-5). Et à 7-6 et 15-30 sur son service, Fognini était pris d'une crampe à la cuisse, restant plusieurs secondes sur la ligne de fond de court avant que l'arbitre de chaise ne vienne le voir pour lui demander de s'asseoir sur sa chaise et ainsi faire appel au médecin. Incapable d'en profiter, Montanes perdait ce jeu (7-7), et après trois balles de match gâchées au 16e jeu, et trois autres dans le 18e jeu, il finissait par craquer, pour s'incliner 4-6, 6-4, 3-6, 6-3, 11-9 après 4h22 de jeu. Avec 103 fautes directes, Fabio Fognini avait donné les clés pour s'incliner, mais l'Ibère ne les a pas saisies, et le 49e mondial réalise un deuxième exploit à Roland-Garros, après avoir déjà remonté deux sets de retard en 2010 contre Gaël Monfils.

Stan toujours sans solution

Pour la dixième fois, Stanislas Wawrinka a été confronté sur le circuit à Roger Federer. Pour la neuvième fois, il est sorti du terrain vaincu. Hormis Monte-Carlo en 2009, les matches se suivent et se ressemblent. "Il a toujours été meilleur que moi et il l'est toujours", constatait la tête de série N.14 du tournoi. "Je ne trouve pas de solution aujourd'hui. Aujourd'hui, ce n'est pas dans la tête que cela se joue, mais sur le terrain. On se connaît très bien. Il a toujours trouvé les solutions."

Kuznetsova se retrouve

Eliminée au 3e tour en 2010, Svetlana Kuznetsova (N.14) va retrouver pleinement la deuxième semaine des Internationaux de France. Finaliste en 2006, quart de finaliste en 2007, demi-finaliste en 2008 et victorieuse en 2009, la Russe a renoué avec sa tradition en dominant, non sans mal, la Slovaque Daniela Hantuchova (N.28) 6-7(6), 6-3, 6-2. C'est la première fois depuis sa victoire sur les courts de la Porte-d'Auteuil en 2009 qu'elle retrouve l'un des trois derniers tours d'un tournoi du Grand Chelem.

Isabelle Trancoën