Tsonga pessimiste, Noah en rêve

Tsonga pessimiste, Noah en rêve

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Si le N.1 tricolore Jo-Wilfried Tsonga estime qu'"il n'y a aucune chance pour qu'un Français ne gagne Roland-Garros", Yannick Noah, le dernier à s'y être imposé en 1983, veut y croire.

Les mots sont durs, mais ils semblent bien confirmer la tendance depuis près de trente ans. "Soyons clairs, aujourd'hui, il n'y aucune chance qu'un Français ne gagne Roland-Garros", a-t-il après sa défaite en quart de finale du Masters 1000 à Rome face à Novak Djokovic. "On n'en est pas capable, on travaille tous pour cela mais ce n'est pas une honte de dire qu'on n'est pas encore au niveau. Tu essaies de progresser mais si tu n'y arrives pas, c'est la vie. Dans notre sport, il y a toujours une hiérarchie."

Le N.1 français qui n'a jamais dépassé le stade des huitièmes de finale à Paris tient à préciser qu'il ne s'agit que d'un constat. "Il n'y aucune fatalité, c'est un constat. On se rend bien compte qu'on ne peut pas gagner Roland-Garros parce qu'on n'est pas capable de gagner des Masters 1000. Que ce soit sur terre battue et même sur dur", a-t-il précisé. "Ce qui est important pour moi, c'est de continuer à avoir la foi, de continuer de me dire que je peux aller plus haut."

"Les joueurs français sont plus performants sur d'autres surfaces", reconnaît Yannick Noah, le dernier vainqueur français en 1983. "Ce qui est dommage parce qu'ils n'ont pas la chance de jouer chez eux. Mais c'est comme ça: il y a un souci depuis des années avec la terre battue", a estimé l'ancien capitaine de l'équipe de France de Coupe Davis. "Le pire serait de ne même pas rêver de la victoire. Ce qui se passe, c'est que les Français ne rêvent même pas de gagner", regrette amèrement Noah.

Romain Bonte