Jo-Wilfried Tsonga
Jo-Wilfried Tsonga a eu raison du Russe Andreev en trois sets. | AFP - Alexander Klein

Tsonga en costaud au 3e tour

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Le piège était tendu mais Jo-Wilfried Tsonga avait de l'allonge. Malgré le faux rythme imposé par Igor Andreev, le Manceau (N.17) a parfaitement négocié son match et s'est qualifié pour le 3e tour de Roland-Garros en s'imposant 6-3, 7-6 (7/4), 6-3. Au prochain tour, Tsonga sera opposé au second couteau suisse Stanislas Wawrinka (N.14).

Difficile de faire plus expressif que Jo-Wilfried Tsonga. Le Manceau l'est par nature mais quand la pression s'ajoute, sa joie éclate d'autant plus. "C'était palpitant", a constaté Tsonga. "C'est un très bon joueur, qui frappe vraiment fort. Il tape beaucoup plus fort que moi, je n'arrivais pas à le déstabiliser. Son coup droit est surtout très lourd. Je suis très heureux de passer." Pris par l'envie de bien faire et les encouragements du public, la tête de série N.17 est une cocotte minute. Igor Andreev s'est appliqué à bien la maintenir fermée sous peine de recevoir une avalanche de coups droits. Gêné aux entournures, Tsonga s'est surtout appliqué à bien servir. Hormis un léger flottement au milieu du deuxième set, le Français a tenu bon la barre avec 12 aces à la clé et seulement quatre balles de break concédées.

Grâce à un break pris d'entrée, il s'est d'ailleurs adjugé le premier set assez tranquillement 6-3. Paradoxalement, le match n'était pas lancé pour autant. Trop de fautes de part et d'autre et une fâcheuse tendance à gâcher des occasions. Repris par le Russe dans le 2e set après un jeu très moyen, le Manceau a serré le jeu avant d'exploser dans le jeu décisif (7-4). Galvanisé par un public resté nombreux sur le Suzanne-Lenglen, Tsonga a poursuivi sur sa lancée. D'une main ferme, il a indiqué la sortie à Andreev après 2h36, sur un ultime jeu blanc à 6-3. Après deux tours, le N.2 français fait déjà beaucoup mieux que l'an passé en économisant ses forces. Il en aura bien besoin face à la montagne suisse Wawrinka vendredi.

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