Marlene Ottey
Marlene Ottey | AFP

Trente ans de Mondiaux: 1993, Ottey enfin

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Si les Championnats du monde d'athlétisme en sont à leur 14e édition, ils célèbrent à Moscou leur 30e anniversaire. Une compétition somme toute récente, qui a souvent marqué par des exploits retentissants, et consacré des athlètes d'exception comme les Américains Michael Johnson (9 médailles d'or), et Carl Lewis (8 médailles d'or) ou encore l'Ukrainien Sergei Bubka titré à six reprises.

Le rythme des Mondiaux a changé. Quadriennaux depuis leur création en 1983, ils se disputent désormais tous les deux ans. Toute la crème de l'athlétisme se retrouve donc cette année là à Stuttgart. L'empire soviétique étant dépecé, la Russie seule a bien du mal à retrouver son lustre d'antan: elle doit se contenter de (seulement) 16 médailles dont trois d'or. Alors que les Chinois -plus précisément les Chinoises- montrent pour la première fois le bout de leur nez en s'installant sur la marche du tableau des médailles derrière les Américains quasiment sans adversité. Ils raflent treize titres mondiaux. Quatre records sont battus dont celui du 110 m haies par Colin Jackson (12"91) qui allait le conserver durant treize ans.

C'était aussi l'année de Marlene ottey. Régulièrement classée et médaillée de bronze depuis dix saisons, la Jamaïcaine obtenait enfin la consécration à 30 ans: son premier or  sur 200 m. Elle en remportera deux autres ensuite. Avec quatorze médailles au total, c'est elle qui en a le plus remportées sur des Mondiaux.  

Perturbée par une blessure qui a considérablement gêné sa préparation, Marie-José Pérec qui constitue la plus grosse chance française, ne peut pas s'aligner dans les meilleures conditions même si elle parvient en finale. Elle échoue au pied du podium. Quatrième c'est aussi sa place avec le relais 4 x 100 féminin. La délégation tricolore quitte l'Allemagne sans aucune médaille.

Christian Grégoire