Etape 14 : Thomas Voeckler passe la ligne devant Frank Schleck
Etape 14 : Thomas Voeckler passe la ligne devant Frank Schleck | AFP - NATHALIE MAGNIEZ

Tout reste à faire dans les Alpes !

Publié le , modifié le

A la sortie des Pyrénées, le Tour de France 2011 n’a pas livré son verdict. Les favoris se sont beaucoup regardés. Et ils n’ont pas réussi à déstabiliser le maillot Thomas Voeckler.

Le grand bluff
La grande bataille n’a pas encore eu lieu. On en vient même à se demander si elle aura lieu un jour. En trois étapes de haute montagne dont deux se terminant par des cols hors catégorie, personne n’a pu faire la différence. A peine quelques manœuvres mais sans conviction. Les Schleck ont beaucoup regardé Alberto Contador. L’Espagnol n’a pas voltigé mais n’a pas perdu la face non plus. Cadel Evans a suivi les roues sans forcer. Ivan Basso a essayé d’imposer son train sans succès. Sont-ils si forts que ça ces favoris désignés ? On peut désormais se poser la question.

Jusqu’où ira Voeckler ?
Chaque matin il s’attendait à laisser son beau maillot jaune sur la route. Encadré par une équipe Europcar admirable et un Pierre Rolland sublime, Thomas Voeckler n’a jamais été inquiété. S’il a lâché quelques secondes à Luz-Ardiden, ses jambes de feu ont fait des merveilles tous les jours. A tel point qu’il a bouché les trous plus souvent qu’à son tour lors des accélérations des Schleck ou de Basso. L’Alsacien nous laisse une impression incroyable et a amplement mérité d’aborder les Alpes avec le maillot de leader du général. On se prend même à rêver de le voir plus haut et de placer lui aussi des attaques en montagne. Vu sa forme actuelle et sa motivation, il peut encore surprendre son monde.

Sanchez – Vanendert, duo gagnant
Ils se sont échangé les honneurs lors des deux gros morceaux pyrénéens. Samuel Sanchez (Euskaltel - Euskadi) vainqueur à Luz-Ardiden devant Jelle Vanendert (Omega Pharma Lotto). Et l’inverse deux jours plus tard au Plateau de Beille. Les deux grimpeurs ont parfaitement su profiter du marquage des leaders pour glaner un succès de prestige. Au passage, le Belge rafle le maillot à pois conquis par Jérémy Roy dans l’Aubisque et peut rêver l’emmener jusqu’à Paris.