Yoann Maestri
Yoann Maestri, ici au duel avec CJ Stander, est le seul rescapé (avec Guilhem Guirado) du XV de France qui avait évolué face à l'Irlande au tournoi 2016. | FRANCK FIFE / AFP

VI Nations : un samedi à la poursuite de l’Angleterre

Publié le , modifié le

Quatre équipes (Ecosse, Pays de Galles, Irlande et France) pour deux matchs et un objectif ce samedi, en ouverture de la troisième journée du tournoi des Six Nations. Toutes à une victoire et une défaite, elles voudront mettre la pression sur l’Angleterre qui joue dimanche. Le Pays de Galles, peut-être le plus gros danger pour les Anglais sur le papier, se rend chez des Ecossais combatifs (15h25). Puis ce sera au tour du XV de France d’effectuer un déplacement périlleux (17h50) en Irlande, seule des quatre formations à avoir validé un bonus offensif. Deux matchs à suivre en direct sur France 2 et notre site francetvsport.

Cette meilleure attaque irlandaise contraste avec la première défense : celle des Gallois. Avant d’affronter les Verts, dans deux semaines, le Pays de Galles tentera donc de contenir les Ecossais cet après-midi.

Hogg - North, le match dans le match

Une Ecosse qui laisse la possession depuis le début du tournoi (41% contre l’Irlande notamment) mais est plutôt efficace sur ses offensives avec cinq essais (25 de ses 43 points) dont trois par Stuart Hogg. Il faudra en tout cas un grand Hogg car autour, l’Ecosse sera privée de son capitaine Greig Laidlaw, son troisième ligne centre Josh Strauss et son ailier Sean Maitland. « Nous savons que les Gallois vont tout tenter contre nous, mais nous allons conserver notre volonté d’attaquer avec les joueurs qu’on a » avouait Vern Cotter, le sélectionneur écossais.

Des Gallois qui seront, au contraire, bien emmenés par George North, de retour après son forfait contre l’Angleterre. Un homme aux 65 points dans le tournoi et qui fêtera, tout comme Stuart Hogg, sa 27e cape dans le Six Nations. Grâce à son scoreur vedette, Galles essaiera de produire du jeu et de tenir sur la durée : « En termes d’intensité et de performance, nous avons passé un cap contre l’Angleterre, et il nous faut maintenant tirer parti des aspects positifs pendant 80 minutes » indiquait l’entraîneur gallois Rob Howley.

La France, avant-dernière attaque du tournoi, chez les meilleurs marqueurs

Du côté du XV de France, c’est sans l’ailier Virimi Vakatawa, en plein doute après une prestation ratée contre l’Ecosse et remplacé par Yoann Huget, qu’il faudra faire. « Revient-il à son meilleur niveau ? Je n'en sais rien. Ce qui est sûr, c'est qu'il est plein d'enthousiasme, a été exceptionnel par son comportement en étant au service des autres » avouait Guy Novès. Il faut maintenant concrétiser pour le sélectionneur et son équipe, même si l’Irlande n’a plus perdu à domicile dans le tournoi depuis 2013. Il faudra donc marquer et pour marquer, il faudra un duo Serin-Lopez appliqué. Charnière la plus inexpérimentée du tournoi (alignée 2 fois seulement), elle sera observée en Irlande.

Une chose est sûre : Irlandais et Français sont toujours à la recherche de leur match référence. Cette Irlande qui enregistre un autre retour significatif : Johathan Sexton revient de blessure. « Il [Jonathan Sexton] dit qu’il est en forme et très motivé. Il était très frustré d’avoir manqué les deux premiers matchs. C’est important de l’avoir à nouveau car c’est un leader » a confié le technicien irlandais Joe Schmidt. L’ouvreur irlandais prendra logiquement la place de Paddy Jackson, auteur d’un très bon intérim (1 essai, 9/10 aux transformations, 1 pénalité).

Adrien Fonteneau @Adri_Fntn